498 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
en 1819 par un graveur de camées italien. On les trempe dans un bain demiel et, d’eau, d’huile ou d’acides, et l’on obtient des colorations bleues,vertes, jaunes, rouges, etc. Cette industrie occupe dans le rayon d'Obersteiuenviron 3 000 ouvriers; taillées, usées, polies et teintes par les habileslapidaires allemands , les agates sont répandues par des agents sur lesmarchés, les stations balnéaires et les principales villes du continent euro-péen . — 0. S. (Revue britannique, sept. 1877, d’après F.-W. Rudler,Popu/ar Science Review).
« Berlin, la capitale de la Prusse et de l’Allemagne , l’égaleet peut-être même la supérieure de Vienne par sa popula-tion 1 , n’est dépassée en Europe que par Londres et Paris . En 1 648,à la fin de la guerre de Trente ans, elle n’avait plus que 6 000 ha-bitants; maintenant, c’est l’une des premières cités du mondeet son importance grandit de jour en jour;’ néanmoins les causesde son étonnante fortune ne sont point, comme pour Constanti-nople, Alexandrie, New-York , de celles qui frappent immédiate-ment le regard. Il était même, pour ainsi dire, passé en proverbeque Berlin occupe un emplacement désigné par le hasard et lecaprice. C’est là une grave erreur. Berlin n’est pas une créationartificielle, c’est un produit spontané du milieu géographique.
» Certes, il semble, au premier abord, que « l’Athènes de laSprée , » s’est édifiée dans un site aussi dépourvu d’avantagesnaturels que monotone d’aspect. La campagne environnante estune plaine de sables, de landes, de marais. Des arbres sansvigueur penchés au-dessus de mares boueuses, des prairies hu-mides où les crapauds sautillent par millions, de petites dunes,des broussailles grisâtres à demi ensevelies dans le sol mouvant,des chemins noirs de fange ou blancs de poussière suivant lessaisons, des cabanes délabrées où perche la cigogne, voilà lestraits des paysages que l’on a sous les yeux, quand on approchede la ville par d’autres chemins que les voies royales entretenuesà grands frais. La nature a toujours une certaine beauté jusque-dans sa monotonie et sa tristesse, mais combien les environs de-Berlin , salis d’ailleurs par tous les débris que rejettent les grandes,villes, sont peu dignes d’être comparés à ceux de Vienne , de-