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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
» Le commerce règne en maître à Hambourg , cela n’empêchepas que les beaux-arts y soient appréciés; on y aime beaucouples tableaux. La poésie a aussi ses adeptes : Lessing y a vécu long-temps et Klopstock y est mort. » (H. de Flaux, du Danemark ,chap. I or , in-8°; Paris , 1862, Didot.)
Hambourg a de belles églises gothiques : la tour de l’une d'elles, Saint-Michel, s’élève à 138 mètres; la flèche d’une autre, Saint-Nicolas, rebâtiedepuis l’incendie de 1842, est un des monuments les plus élevés du globe(147 mètres). Parmi les édifices modernes dont les Hambourgeois sont jus-tement fiers, se trouvent le palais des Arts, et surtout le Johanneum, oubâtiment des écoles, qui possède, avec un riche cabinet d’histoire naturelleet de belles collections, une bibliothèque de 300000 volumes et 6000 ma-nuscrits.
Brême. — Le deuxième grand port marchand de l’Allemagne est Brème,située sur les deux rives du Weser, à 75 kilom. de la mer du Nord . Jadis affi-liée, comme Hambourg , à la hanse teutonique, elle est restée, comme sa rivale,une république indépendante, au sein du nouvel empire allemand . Ses arma-teurs et ses négociants se distinguent entre tous par leur initiative hardie dansle commerce du monde. Ils envoient des baleinières jusque dans les mersantarctiques ; les premiers, ils ont su profiter de la route maritime ouverteavec les ports de la Sibérie parNordenskiold ; ils ont fondé chez eux la sociétédu Lloyd de l’Allemagne du Nord, leurs navires conduisent dans le Nou-veau Monde des cargaisons d'émigrants incessamment renouvelées (103 000en 1884): ils exportent, entre autres marchandises,’le tabac de leurs deuxcents manufactures, et plus de quarante millions de cigares. Toutefois laWeser , obstruée de bancs de sable, n’a qu’une profondeur de 4 à 5 mètresà Brème . De là, l’obligation qui s’est imposée à la république de créer desavant-ports. Les grands navires stationnaient jadis devant Vegesack . Cemouillage en vint à ne plus suffire au mouvement maritime de la ville; eten 1827, sur un terrain cédé par le Hanovre , les marchands brêmoiscreusèrent les bassins et construisirent les quais et les docks de Bremer-hafen, dont le développement a été rapide. Le commerce annuel de Brème et de ses ports auxiliaires s’élève à 2600 000 tonnes et 6 000 navires, tantà l’entrée qu'à la sortie.
Lübeck . — Là dernière des trois villes hanséatiques, dont l’indépendances’est maintenue en face de la domination absorbante de la Prusse, est Lübeck ,située sur la Trave, à 15 kilom. de la mer Baltique . Elle marchait jadis aupremier rang, au temps où elle était la capitale de la hanse, le siège deses assemblées, et imposait ses règlements et son droit commercial auxcent villes marchandes réunies dans l’association. Supplantée par ses deuxrivales de la mer du Nord , elle garde encore une place importante dans leséchanges avec l’étranger, comme le prouvent les 4 400 vaisseaux qui re-montent ou descendent chaque année la Trave. « Grâce à sa décadence» même, elle s’est beaucoup mieux conservée que la cité de l’Elbe , et» ses monuments, ses tours, ses fortifications non encore détruites en» entier, ont un aspect plus original ; quelques-uns de ses quartiers ont» encore leur physionomie du moyen âge. L’hôtel de Ville, l’eglise ogivale» de Sainte-Marie, la cathédrale, le Holsteinthor, ou porle du Holstein ,