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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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548 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

Gurkfeld, Agram, Sissek, Gradisca, Brod, Novigrad, Mitrovitz, Belgraae(Serbie ); elle reçoit à droite le Gurk; la Kulpa, séparant les pays eislei-thans et transleithans (Siszek); l'Unna (Novi, Kostainica) ; le Verbas(Banialouka) ; la Bosna, qui naît près de Sérajévo , grossie de la Lachswa(Travnik) ; la Dnna, qui sépare, au-dessous de Visegrad, la Bosnie de laSerbie , et passe à Zvvornik.

Affluents de gauche : La Theiss ou Tisza , est la rivière natio-nale hongroise ; avant les corrections et les coupures des méandres dufleuve qui se ramifiait en un réseau infini de chenaux secondaires, elleavait 1300 kilomètres de long, on l’a réduite à 800 environ, non sans dan-ger pour les riverains plus menacés par la rapidité des crues qu’avant laconstruction des digues. Elle vient du massif du Csernahora, décrit undemi-cercle irrégulier au nord, passe à Tokay, tourne au sud, et couleparallèle au Danube par Szolnok, Csongrad, Szentes, Szegedin , et finit enaval de Titel. Elle reçoit à droite la Bodrog grossie de i’Ung et de laLatorcza (Munkacs ) ; ie Sajo grossi de I ’JIernad; — à gauche, les rivièresabondantes descendues de la Transylvanie : le Szamos dont les deuxsources se réunissent à Deés (la petite Szamos passe à Klausenbourg) ;la Koros, issue des monts Bihar, formée de la Kôros rapide (Gross-War-dein), de la Koros noire et delà Koros blanche, passe à Gyula. Szarvas ,et finit à Csongrad ; — le Maros, rivière du pays des Szeklers (MarosVasarhély, Karlsbourg, Deva, Arad, Mako, Szegedin ), grossie des deuxKokel (Udvarhely, Segesvar) ; — la Bega (Temesvar ). — Les derniersaffluents de gauche du Danube , dans le bassin hongrois, sont la Ternes(Lugos et Pancsova) ; le Karas; la Nera; la Bêla (Mehedia, Orsova ).

II. — Géographie politique et statistique

Notice historique 1 . — L’empire austro-hongrois est un assemblageartificiel de territoires et de races groupés sous une dynastie commune. Iln’a ni unité géographique (voy. p. 537), ni unité ethnographique. L’histoirede sa formation territoriale est donc celle des nationalités distinctes qui lecomposent, et en particulier des trois éléments slave, magyar et allemand ,qu’une grande famille princière, celle des Habsbourg , a pu maintenir jus-qu’à ce jour sous son sceptre sans réussir à en faire une nation : la seuleunité de l’empire est une unité dynastique.

La première race qui apparaît avec certitude sur le sol de la futureAutriche est la race celtique, Boïens en Bohème, Taurisques en Styrie ,Carinthie, et pays de Salzbourg, Scordisques dans la Croatie et la Slavonie .Les populations germaniques, venues du nord, les refoulèrent, et se ren-contrèrent sur le Danube avec les Romains qui les combattirent quatresiècles. C'est pendant cette période que furent engagées les luttes sanglantescontre les Marcomans et les Daces, que les Gotlis pénétrèrent sur le Danube inférieur, et que les plaines de Pannonie devinrent le séjour préféré deslluns, commandés par Attila , qui est resté un des héros nationaux de laHongrie .

Le groupe slave. — Après la chute de l’empire romain, les Germainsémigrèrent en masse dans les pays du sud et de l’ouest, et derrière eux larace des Slaves, dont les origines sont fort obscures, prirent sans bruit lesplaces vides; ainsi ceux qui s'établirent chez les Boïens prirent le nom deBohémiens, qu’on a donne aussi fort improprement à ceux qui s’établirent

1. Pour les ouvrages à consulter, voy. la Bibliographie.