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LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
Moravie , etc., fabriquées dans de grandes usines; les liqueurs fines deTrieste et Zara (rossolio et marasquin), les huileries de Hongrie , les 20 ma-nufactures impériales et royales de tabac et cigares (surtout à Hambourg et Ruda-I’esth, environ 1600 millions de cigares et 40 millions de kilogr.de tabac).
Commerce. — Importation (1884), 612 millions de tlorins (dont 3S0 enAllemagne, 33 en Roumanie, 22 en Italie, 29 en Russie , 14 dans lesEtats Danubiens et Ottomans, 4,8 en Suisse ). — Exportation :701 millions de florins (dont 406 pour VAllemagne, 43 pour la Roumanie ,46 pour 1 Italie, 25 pour la Russie, 17 pour les Etats Danubiens et Otto-mans, 12 pour la Suisse ). — Voies de communication. — 1» Boutes,83000 kilom. ; les plus belles datent de la période de 1816-23, routes com-merciales et militaires conduisant d’Allemagne en Italie par les cols desAlpes, route du Semmering , route du Tonale, barrée par les forts duStrino et de la Rochetta : route des Giudicaria, défendue par les forts deLardaro, route du Val de Ledro, route de YAdige, etc. La plus belle estcelle du Stelvio ou Stillerjoch, barrée par le fort de Gamagoï, qui con-duit du Tyrol à Bormio (voy. p. 329) ; elle n’olfre plus le même intérêt stra-tégique pour l'Autriche, depuis la perte de la Lombardie et des provincesVénitiennes. Dans le Tyrol, la vieille route romaine du col du Brenner, entreInnsbriick et Vérone a été rétablie en 1772, par l’Autriche ; dans l’Arlberg,une route de 75 kilom. va de Landeck à Bludenz. La Croatie, la Slavonie etla Dalmatie, comme la Hongrie et la Transylvanie sont encore fort dépour-vues de routes 1 . — 2° Canaux et voies navigables : (3000 kilom. par lesrivières et lacs, 62 parles canaux). Le Danube a été longtemps Tunique voiecommerciale intérieure de l'empire; la navigation a été étendue à ses
B aux affluents. Une compagnie de navigation danubienne (la Donau-ichiffahrtgesellschaft), fondée à Vienne en 1830, et qui étend aujour-d’hui ses opérations jusqu’à la mer Noire , a établi des chantiers à AltOfen (Vieux Rude) en face de Pesth, créé les ports de Pancsova et TurnuScverin-, elle possède 62 paquebots, plusieurs centaines.de chalands, etdessert, de concert avec la Compagnie de navigation hongroise, les troisprincipaux affluents : la Theiss jusqu’à Tokai, la Save jusqu’à Sissek, laDrave jusqu’à Essek, ainsi que le lac Balaton, entre Füred et Siofok .Elle transporte par an environ 1700000 voyageurs et 14 à 1500 000 tonnesde marchandises; — des vapeurs circulent de Melnik à Dresde , èt sur
1. « Quels changements depuis l’occupalion dans les moyons de communica-» tion et de correspondance! Quand j’étais venu, il y a quelques années, jusqu’à« Brod pour visiter la Bosnie , je fus arrêté non seulement par les difficultés du» voyage, mais surtout par la crainte des irrégularités de la poste. La seule roule» à peu près carrossable était celle de la Save à Serajevto. Les lettres étaient ex-» pédices avec si peu de diligence et de soin qu'elles mettaient quinze jours» pour arriver à la frontière, où souvent elles s’égaraient. On écrivait peu de» place à place dans l’intérieur, et encore moins à l'étranger. Le gouvernement,» à qui l’Occident portait ombrage, ne pouvait que s’en féliciter. A peine entré» en Bosnie, l’Autriche s’est appliquée à construire des routes, et tout d’abord le» chemin de fer de Brod à Serajewo, qui mesure 271 kilomètres et qui a coûté, y» compris le grand pont de la Save, 9425000 florins. 11 sera continué de façon à» réunir la capitale à l'Adriatique par Mostar et la vallée de Narenta . La section» de Metkowitzii Mostar aété inaugurée en 1885. Elle permettra d’exploiter les» richesses forestières des montagnes d’Yvan et de la Veles Planina. Environ» 1700 kilomètres de routes carrossables ont été construites. » (E. de Laveleye,Reoue des Deux Mondes, 15 septembre 1885.)