le lac de Constance. Les canaux sont : celui de Vienne à Neusladt ; lecanal François, de Monostorzeg sur le Danube, à Foeldvar sur la Theiss ;le canal de Bega , de Temesvar à N. Becskerek . Un canal de navigationréunira Vienne à Budweiss, sur la Moldau , et cette rivière sera canaliséejusqu’à Melnik ; un autre a mis récemment la capitale à l’abri des cata-strophes. Le Danube formait naguère devant Vienne , par la division deses eaux en plusieurs bras, et la formation d’iles marécageuses, unobstacle pour la navigation et un danger pour la santé de la capitale.Après la désastreuse inondation de 1862, qui submergea les faubourgs, il futdétourné dans un lit artificiel, creusé en ligne droite de Nussdorfà Kaiser-Eberdlorf, et contenu par une digue. Cette œuvre grandiose, exécutée partrois entrepreneurs français , MM. Castor, Couvreux et Hersent, a étéachevée de 1869 à 1876, au prix de 60 millions. — 3“ Chemins de fer (1885)22345 kilom., ayant Vienne pour centre. Les principales lignes du réseausont : 1° Lignes du Danube, à l’ouest : de Vienne à Linz et Munich ,avec embranchements sur Passau et sur Salzbourg; à l’est : de Vienne àPestli par Presbourg (rive gauche), ou par Œdenbourg, Raab, Komorn,Stuhlweissenbourg (rive droite), et de Pestii à Baziaspar Czegled, Szegedin,Temesvar, avec embranchement de Temesvar à Lagos, Mehadia etOrsova, où la ligne franchit le Danube et se raccorde à Verciorova avecles chemins roumains qui conduisent à Bucharest et Varna ; — desembranchements vont de Pesth à Miskolcz, à Kaschau et Eperies ; — deCzegled à Szolnok, Debreczin , Nagy-Karolg , Szigeth;— de Szegedin àGross-Wardein et Klausenbourg, et sur Ilermanntadt et Kronstadt d’où, par la passe de Tôrnos, on rejoint les chemins roumains (Ploiesti );— de Szegedin à Maria-Theresiopel , Zombor, Erdôd (rive droite duDanube, en aval du confinent de la Drave , où un bac à vapeur embarqueun train tout entier) à Vukovar et Brod, etc.—2° Lignes deBohèmede Vienne à Prague, Dresde (Saxe ), par Brünn, Pardubitz, ou de Pardu-bitz à Ziltau (Prusse), par Reichenberg;— de Vienne à Budweiss, Pilsen ,Eger aux chemins bavarois, etc. —3° Lignes de Moravie etGalicie,de Vienne par Lundenbourg à Kremsier, Olmiitz, et par Prerau et Oder-berg à Batibor (Prusse), ou à Cracovie , Lemberg, Brody et aux chemins.russes, et de Lemberg à Czernowitz et Suczawa et aux chemins rou-mains. — 4° Lignes du Sud : de Vienne à Neustadt, Brück, Griitz,Marbourg, Pragerhof, Cilli, Steinbrück, Laibach, Trieste et les cheminsitaliens, avec embranchements de Brück à Leoben , Judenbourg, Vil-lach; — de Marbourg à Klagenfurt, Villach, Bruneck (vallée de laDrave, Pusterlhal), et Franzensfeste ; — de Steinbrück à Agram, Karl-stadt et Siszek ; — de Villach à Udine (Italie ) ; — de Laibach, parKrainbourg et Villach, etc. — 5° Lignes du sud-ouest : de Vienne par Linz à Salzbourg, Rosenheim (Bavière), Inn$brück, le col du Bren-ner, Brixen, Trente et Vérone (Italie). La ligne du Brenner a été ouverteen 1867. (Avec ses 22 tunnels, ses 60 grands viaducs et ponts, ses rampesde 23 à 25 mètres par kilom., ses courbes rapides, elle est une des plushardies que les ingénieurs aient construite.)
Le chemin de fer de l’Arlberg. — En 1880, pour parer à la con-currence que l’ouverture de la ligne du Saint-Gothard , construite à fraiscommuns par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, allait faire à l’Autriche surle marché de la Suisse , et en même temps pour tourner les douanes alle-mandes, le gouvernement austro-hongrois décida de rattacher le chemin defer du Tyroi aux lignes suisses, en perçant les montagnes du Vorarlberg .Celte nouvelle voie rapprocherait la France de l’Autriche, avec Zurich