Rhin); le tunnel, long de 10 266 mètres, va de Saint-Antoine, sur la Ro-saunâ (affluent de l’Inn), à Langen . où la voie rencontre l’Albenz, et suitle cours de ce torrent par le Klosterlhal jusqu'à Illudenz, sur 1111. Cetteligne, exécutée avec une si étonnante rapidité, a coûté plus de 100 millions;le tunnel à lui seul en a absorbé 40.
Télégraphes (1885), 56 000 kilotn. : 10 millions de dépêches.— Postes :7 900 bureaux; 565 millions d'expéditions. — Marine marchande (1886) :9368 bâtiments. 311987 tonnes; mouvement des ports en 1883 : entrés,54 358 navires et 5971 000 tonnes; sortis, 45100 navires et 5962 000 tonnes.Port de Trieste : entrés, 6971 navires ; sortis, 6932 ; total 2 500 000 ton-nes (en 1885).
IV. — Notions statistiques
Superflcic, 622269 kilom. car. — Population (1880), 37 882712 liai).(61 par kilom. car.); — avec la Bosnie et l’IIerzégovine, 683 814 kilom.carr. et 39 209 152 hab. — (Les pays autrichiens comprennent 299 984kilom. carr. et 22144 244 hab.; les pays de la couronne hongroise,322 285 kilom. carr. et 15 642 102 hab.) — Races. « On prétend qu’on» trouve en Autriche vingt nationalités différentes et dix-huit idiomes. Ces» nombres donnent lieu à d’interminables discussions, car en ethnographie,» on n'est pas plus d’accord sur la classification des races qu'on ne l’est» en botanique sur celle des espèces et des genres. Le fait est qu'en visi-» tant l'empire-royaume, on rencontre, sans pousser les distinctions à» l'extrême, des Allemands, des Italiens, des Hongrois, des Tchèques, des» Polonais, des Iluthènes, des Slovaques, des Slovènes , des Croates, des» Serbes, des Bulgares, des Cumans, des Iazyges, des Szeklers, des Us -» coques, des Skipetars, des Saxons-Flamands, des Roumains, des Armé -» niens, des Schokatzes, des AVendes, des Grecs, des Tziganes, des Juifs,» des Morlaques, des Wallons, et jusqu'à des Français , colonies perdues» dans le Banat . Voilà certes une collection assez riche des variétés de» l'espèce humaine. Il y a de quoi ravir le philologue et désespérer le po-» litique. 11 n’est guère possible que le souverain s'entretienne jamais avec» tous ses sujets en leur dialecte national. Les officiers autrichiens doivent» être polyglottes, car, lorsque l'avancement les fait entrer dans un ré-» giment de nationalité différente, il faut qu’ils en apprennent l'idiome, et» une partie de leur existence se passe à étudier des grammaires toujours» nouvelles pour eux. Aux environs de Temesvar , un propriétaire me» disait qu'il avait absolument besoin de connaître cinq langues : le latin» pour les anciennes pièces officielles; l'allemand pour ses relations avec» Vienne ; le hongrois pour prendre la parole dans la Diète; enfin le va-» laque et le serbe pour donner des ordres à ses ouvriers. Charles-Quint » prétendait qu’un nomme en vaut quatre quand il sait quatre langues.» A ce compte, l’Autriche devrait être bien puissante, car c’est le moins» que sachent beaucoup de ses habitants... L’Autriche forme un assem-» blage bariolé de groupes ethnographiques qui ne sont pas mêlés, comme» eu France , de façon à constituer une seule nation, ayant le sentiment» d'une patrie commune. Chacun est attaché à sa province, nul ne l’est à» l'empire. Vous trouvez des Hongrois, des Croates, des Tchèques acharnés,» mais pas d’Autrichiens. J’ai été souvent surpris d’entendre dans la» bouche de maint officier l’amour de la nationalité parler plus haut que le» dévouement à l’Etat. Chaque race, chaque tribu a vécu dans son canton