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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AUTRICHE-HONGRIE .

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lowice. En cinq on six minutes, on descend au premier des trois étages,profond de 60 mètres. Des escaliers pratiqués dans la mine conduisent auxetages inférieurs * 1 2 .

« Sans des guides sûrs, le voyageur s’égarerait infaillible-ment au milieu du labyrinthe de salles, de passages, de maga-sins qui s’offrent à lui. Pour tout voir et tout visiter, on a cal-culé qu’il faudrait passer dans ces lieux quatre semaines, enmarchant huit heures par jour. La longueur de tous les passagesest évaluée ù. 62 milles de Pologne , ou 432 kilomètres. A l’aspectde ces profondes cavernes, des parois, des voûtes, des piliers desel réfléchissant comme le cristal la clarté des lampes et destorches, le spectateur se croirait transporté dans un palaisenchanté des Mille et Une Nuits. Des stalactites, qui partout sedéposent sous mille formes charmantes ou bizarres, ajoutentencore à l’étrangeté du spectacle. Au premier étage, la chapelleSaint-Antoine, creusée dans la mine, ne se compose que de sel.L’autel, les statues, les colonnes, la chaire, les ornements, toutest en sel s . Au second étage, on voit un lac de 170 mètres de

» nièro d’extraire le sel est celle-ci : On a creusé d’immenses salles (il y eu a 3J)» d’une étendue et d'une forme irrégulières et différentes. Les parois, le mur et» le toit de ces salles sont toujours de cette argile chargée de muriate de soude,» ou de cetto dernière substance elle-môme en masses considérables et presque» homogènes. On introduit dans ces vastes réservoirs de l’eau douce, que l’on» fait venir des sources intérieures par des canaux pratiqués à cet effet. On en» bouche les issues avec soin, et l’on remplit d’eau les issues jusqu’à leur comble.» On laisse séjourner cette eau six semaines environ dans les réservoirs. Son action» dissout les parties salines attachées aux parois qu’elle baigne. Ces particules>* salines forment une véritable saumure. Par des conduits ménagés vers l’entrée» des salles, on s’assure du degré auquel l’eau est imprégnée de muriate de

* soude, et lorsqu’il est suffisant, on ouvre les tuyaux pratiqués dans le fond de» ces réservoirs; alors l’eau salée s’écoule par ces tuyaux jusque dans ces bassins,» où elle est soumiso à d’autre9 opérations avant d’ètre versée dans les cuves» dans lesquelles on la fait bouillir pour en obtenir le sel pur. »

2. Page 601. M. Hippolyte Durand, auteur des spirituels récits de voyage quenous avons mentionnés, a été professeur de l’Université, et inspecteur d’académie ;il remplit actuellement les fonctions d’inspecteur général de l’enseignement pri-maire.

1. M. Charles Grad, député d’Alsace au Reichstag , qui a visité ces mines en1878, compte cinq étages, et dit que depuis 1S66, l’étage inférieur, le cinquième,est envahi par les eaux. On peut descendre dans les mines autrement que par cetescalier de 260 marches. Le puits Daniélowice est muni d’un treuil. « Rien do» plus simple. On attache à un nœud du câble un certain nombre de cordes égalM au nombre do personnes à descendre. Chaque corde se plie en balançoire.» Chacun porte dans le bras une petite sangle qui servira de siège, une autre» sangle analogue servant de dossier. L’ensemble forme un petit fauteuil aérien» sur lequel vous vous placez. Vous tirez la corde au bord du puits pour vous» asseoir. Tout bien arrangé, la masse reprend la verticalo. Vous ôtes suspendu» au-dessus du gouffre. Si l’on est plusieurs, on forme grappe. Les chevaux du

* manège se mettent à tourner et tout lo monde arrive en bas on un instant. »(La Nature , 1878, 2« scm.)

2. « Les statues des mines de Wieîiczka sont toutes en sel, ce dont les incré-