C34
LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
les ruines imposantes de ses arènes, la porte d’Ilercule et la porte Dorée:Zara, des arcs de triomphe et des aqueducs, Spalato surtout, voisinede l’antique Salone , « Occhio del mare , » l'œil de la mer, disent leshabitants, immense et somptueux palais où Dioclétien passa ses der-nières années, après son abdication. Cette résidence impériale n’avaitpas moins de 3 à 4 000 mètres de tour. « Dus de 4 000 personnes ont» leurs habitations attachées à ses parois, et les murs extérieurs du nord» et de l’est, encore debout, contribuent à former l’enceinte de la ville» même; le temple de Jupiter, défiguré par des constructions postérieures,» a été changé en cathédrale; un temple d’Esculape, mieux conservé, en» baptistère. Les corridors servent de rues aux voitures comme aux piétons:» les grandes salles, de places et de marchés; un portique, de café, et les» voûtes des soubassements, de magasins. Une partie des colonnes» doriques du vestibule tourné vers la mer, ont aussi traversé les siècles.» Le quai et quatre môles du port, qui est commode et sur, datent égale-» ment du régne de Dioclétien , et dans le misérable village dont les cabanes» et les vignes couvrent aujourd’hui les ruines de Salone, parmi lesquelles»> figurent les restes d’un amphithéâtre et d’un aqueduc grandiose, les» fouilles ont fait découvrir pareillement nombre de statues, de mosaïques» et d’autres objets intéressants de l'antiquité romaine, réunis dans un» musée spécial. » (Ch. Vogel).
n dans les fleurs. Les médecins de Vienne y envoient les malades qui ne peuventp supporter le voyage de Menton ou d’Alger . La villa Angolica est une demeure» princière au milieu d’un paradis terrestre en miniature. On dirait, à voir toutes» ces essences de plantes diverses, un musée végétal... La végétation est si opu-» lente, la circulation des sucs est si active, que la vie déborde de tous côtés,» s’étalant magnifiquement en fleurs, en feuilles, en cimes, en grappes, en épisn ou en fruits. Au centre d’une pelouse, un yucca dresse sa hampe ornée, comme>» un chapeau chinois, de clochettes d’argent que lutinont les brises matinales.« Les feuilles papyracées de cet arbuste, sur lesquelles on peut peindre et dessi-» ner, de môme que sur du papier ordinaire, retombent en longues lames recour-» bées comme des cimeterres; mais, la nuit, elles se redressent subitement, etp cette plante, qui ne déploie toute sa beauté qu’aux discrètes clartés des étoiles,» épanouit alors ses corolles lumineuses, qu’on prendrait pour des pende-» loques taillées dans le cristal ou le diamant. A côté du yucca, l’arbre à pain» étale ses feuilles découpées, enveloppant les fruits nourriciers qui se grillent« comme les châtaignes, et servent d’aliment journalier aux insulaires de l’Océa-p nie. L’intérieur de ces tubercules est blanc, farineux, tondre comme la mie de» pain. Des palmiers au tronc cylindrique, semblables aux colonnes basses d’un» temple égyptien, déploient leurs arceaux de feuillage impénétrable au soleil.» Puis, ce sont des cèdres imposants et calmes comme les solitudes d’où iis sont» nés, dressant leur dais sacre et toujours vert sous le dôme majestueux du ciel,p des figuiers gigantesques... Des wellingtonia, des buissons de rhododendron,p des grenadiers qu’on dirait couverts d’une rosée de sang; des aloès ouvrant leur» éventail de lames azurées, des mimosas dont les fleurs semblent faites avec desp plumes d’ibis, des magnolias, des massifs de jasmin, de nopal, de bignonias» do la Floride déroulent leur végétation aux mille dessins et aux mille couleurs,» aux tons chauds de soie brochée, aux merveilleuses combinaisons de teintes» des tapis d’Orient, aux effets simples et variés des tapisseries anciennes... »