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section collectionne les rapports statistiques sur les points où ontouche, les lieux de production des marchandises et des récolteset toutes les notions utiles au commerce et à la vie intellec-tuelle. Le Lloyd a son club, son imprimerie, ses ateliers de gra-vure, ses journaux commerciaux, politiques et pittoresques.Les arsenaux du Lloyd sont très puissants et spéciaux à laSociété, mais cependant elle a recours aux grands constructeursanglais , qui parvienneut à produire à meilleur marché et offrentsouvent plus de garanties de bonne exécution *. » (Ch. Yriarte,les Bords de l’Adriatique , in-f°, ill.; ch. ni, 1878, Hachette.)
Au nord-ouest de Trieste , une route conduit à Miramar, où l’archiducMaximilien, dépouillé de sa vice-royauté lombarde, avait fixé sa résidenceordinaire. Le futur empereur du Mexique , qui devait plus tard expirer àQueretaro , sous les balles des soldats de Juarez, avait élevé un palaistout oriental sur la base même des rochers battus par les flots, et trans-formé à grands frais les falaises stériles en une oasis délicieuse, où furentacclimatés des bosquets de plantes exotiques, baobabs, cocotiers, cactus,figuiers, palmiers. — Au sud de Trieste, Muggia est le grand chantier etatelier du Lloyd autrichien ; plus loin, Capo d’Istria, Pirano, Parenzo ,se livrent à la pèche et exploitent les immenses salines de la côte ; Ro-vigno, entouré de forêts d'oliviers, exporte l’huile, le vin, les liqueurs etles poissons salés; et, à l’extrémité de la péninsule istriote, dans la baiespacieuse et profonde où stationnaient les flottes romaines, l’Autriche aétabli à Pola (l’ancienne Pietas Julia), un port de guerre et de grands arse-naux, qui font de cette ville le Toulon ou le Gibraltar de l’Adriatique .
Le golfe de Quarnero conduit à Fiume , la grande ville maritime de laCroatie , dont l’orgueil magyar a favorisé le développement pour en faireun jour la rivale de Trieste . Un port bien abrité, construit à force demillions, par les entrepreneurs d’une société parisienne, permet aux grandsnavires de mouiller devant Fiume à l’abri d’un môle, éclairé par un phare,et d’embarquer des bois de merrains, les produits des minoteries, des cor-deries et des distilleries de liqueurs du voisinage. A Fiume est installée lafabrique de torpilles qu’un Anglais du Lancashire , M. Whitehead, a fondéeen 1874 dans les bâtiments d’une fabrique de machines. Elle fournit paran S à 600 de ces engins à l’Angleterre, à l’Allemagne, à l’Italie, à l’Au-triche, à la France, à la Russie. — Le littoral oriental de l’Adriatique , dont leclimat est délicieux 1 2 , l’industrie active et le commerce prospère, garde lesouvenir toujours vivant de l’empire romain et de la domination véni-tienne. Polà montre aux étrangers un temple d’Auguste encore intact,
1. Trieste compte en outre une Société navale adriatique qui occupo 1500 ou*vriers et qui a produit les plus grandes frégates cuirassées de la flotte austro-hongroise, parmi lesquelles le Kaiser et la Lissa, et un établissement techniquetriestain, situé à San Rocco, qui, fondé en 1858, compte dans ses chantiers1200 ouvriers et S00 dans son établissement technique. Il a construit déjà 105 bâ-timents bois et fer, parmi lesquelles la Custozza.
2. Environs de Fiume . « Lu température est si douce ici que les buissons de» camélias et les bois de lauriers fleurissent en plein hiver. L’Abbazzia, qui est a» dix minutes do Voloska, est un petit village tout rose, caché comme un nid