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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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SERBIE .

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(en tout 5 ou 6000 élèves) sur près de 2 millions d’habitants; Xensei-gnement supérieur est représenté par la Haute Ecole (sciences et lettres)de Belgrade , qui prépare aux carrières libérales; par la Société dessciences, la Société de médecine, et celle à'Agriculture, à Belgrade .Beaucoup de jeunes gens sont envoyés, aux frais de l’Etat ou de leursfamilles, dans les universités étrangères. — Justice . Cour de cassation,à Belgrade ; 2 cours d’appel; un tribunal de première instance parcercle ; et des tribunaux de commerce. — Armée . Service obligatoirede 20 à 30 ans; 2 ans dans le service actif et 4 ans dans le service de ré-serve de Yarmée permanente; 24 ans dans V armée nationale; effectif depaix, 9000 hommes; en.temps de guerre, 50 000 hommes de l’armée per-manente, et 125 000 du premier ban de l’armée nationale. — Monnaies,poids et mesures. On a adopté en Serbie le système métrique et la mon-naie décimale. « Le dinar (franc), et le decim ont heureusement remplacé» l'effroyable anarchie monétaire, roubles, ducats, piastres, contre laquellen se débattait jadis l’étranger effaré. A vrai dire, les négociants serbes« ne sont pas encore faits au progrès. Ils se servent bien de la monnaie» nouvelle, mais ils persistent à compter en piastres. » (L. Léger).Budget (1884). Recettes, 46 millions. — Dépenses, 45900000 fr. —Dette, 2i3 millions.

2° EXTRAITS ET ANALYSES

Les Portes «le fer (Danube ).

« La machine siffle, le paquebot file, et nous avons bientôtperdu de vue la citadelle et la cathédrale de Belgrade ; lourdsbastions, clocher doré, tout s’enfonce en quelques minutes sousl’horizon. Le Danube est peut-être bleu aux environs de Linz ,de Passau ou de Vienne; Ici il roule des eaux jaunes et bour-beuses. Ses rives plates et peu pittoresques sont mal défenduescontre les inondations : aussi ne sont-elles guère habitées. Lesvilles, fort rares, se tiennent à distance respectueuse du redou-table fleuve. Nous naviguons deux ou trois heures de suite sansrencontrer une station, un bateau remontant le courant oumême une barque de pêcheur. Après avoir dépassé l’embou-chure de la Ternes, nous atteignons la ville hongroise dePancsevo (Pantclievo), dont les clochers s’aperçoivent à l’horizonderrière des bouquets d’arbres. Pancsevo appartient à la Hon-grie , mais sa population est en grande partie serbe. Deux outrois voitures boiteuses stationnent près du ponton désert ; laville est trop éloignée pour que les habitants puissent se donnerrégulièrement le plaisir d’assister au passage du paquebot.

» La rive serbe est plus élevée que la rive autrichienne, mieuxplantée et plus fertile. Elle n’est guère plus habitée. Des osiers,des champs de maïs, des vignobles égayent parfois le paysage,