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il est navigable); — VArgent ou Ardschis venu des monts Fogara (Pites-cliti, Oltenitza), grossi de la Dimbovitza (Bucharest ) ; — la Jalomitza(Targu- Vestea ou Tirgoviste Slobosia) grossie de la torrentueuse Prahova qui passe à Sinaia et près de Ploiesti : entre la Jalooiilza et le Danube s’étendent les immenses steppes désertes, sans arbres et sans eau, deBaragan). — En amont de Galatz tombe le Sireiu ou Serelh non naviga-ble, qui sort de la Bukowine à Sereth et arrose Pascani, Roman, Bacau , etreçoit la Moldava, la Bistritza , le Trotusu, la Putna (Eokschani) — Enaval de Galatz se jette le Pruth , rivière frontière navigable à Sculem, grosside la Sckischija (llotoschani) et du Bahlui (lassy). Le Pruth laisse adroitedans sa vallée llusi ou llusch, célèbre parla capitulation du tsar Pierre(nil ).
II. — GÉOGUArilIE POLITIQUE
IVoticc historique. — Les origines; première période d’in-dépendance. — Le peuple roumain forme une grande colonie latineenvironnée de peuples slaves. 11 descend des anciens colons établis parTrajan sur la rive gauche du Danube après la conquête de la Dacie . Leurnom, leur langue, malgré les altérations introduites par les immigrants derace latine ou de nationalité slave, turque et grecque qui se fixèrent dansle pays, le costume des paysans qui ressemble à ceux des bas-reliefs delàcolonne Trajanejetype, les opinions, et un courant de sympathies perma-nentes qui se sont manifestées en maintes occasions, rattachent par desliens étroits le peuple roumain à la famille latine. Après la chute de l'em-pire romain, ils furent dispersés par les invasions et cherchèrent un refugedans les Carpathes . Au treizième siècle, ils redescendirent dans la plainedu Danube , sous la conduite de Itadou Negro (Rodolphe le Noir) et auquatorzième sous celle de Dragoch, et fondèrent les deux principautés dis-tinctes de Valachie et de Moldavie . La période de l'indépendance dura jus-qu'en 1716. AVlad le Diable, Etienne le Grand, Michel le Brave furentles plus illustres de ces princes qui tinrent en échec leurs voisins hongrois ,bulgares et polonais, vainquirent même les sultans, mais furent réduits àsubir la suzeraineté de la Porte pour se ménager son appui contre desennemis plus dangereux. Les capitulations conclues aux quatorzième,quinzième et seizième siècles, obligeaient les Roumains à payer un tributannuel, mais ils gardaient leur indépendance et le droit d’élire leurs souve-rains; les Turcs ne pouvaient ni s'établir dans le pays, ni y faire construiredes mosquées.
La Moldavie et la Valachie sous le régime turc (1392-1829). — Les Turcs ne se montrèrent pas toujours scrupuleux observa-teurs de ce pacte ; les Roumains de leur côté ne tinrent pas fidèlement lesengagements inscrits dans l’alliance. En 1711, le prince de Moldavie , Can-temiu, s’allia avec le tsar Pierre contre les Turcs. Après la capitulation dellusi, sur le Pruth , les principautés perdirent le bénéfice des capitulations;les Turcs occupèrent les forteresses roumaines, supprimèrent le gouverne-ment des boïars indigènes, et copièrent l’administration à des grecs duPbanar, les plus vils, les plus corrompus des fonctionnaires de laPorte (1716).
La période des Phanariotes fut la plus honteuse et la plus lamentable del’histoire des Roumains. Le pays fut livré impunément à des exactions sansfrein et entraîné dans les défaites de la Turquie. Si l’Autriche lui renditen 1739, au traité de Belgrade, la petite Valachie conquise en 1718, elle garda