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et possède les attributions d’un véritable clief d'Etat. Quelquespalikares albanais sont chargés de la police. Quant aux Turcs,on se borne à leur payer tribut, et ils ne se mêlent en rien dufonctionnement administratif et législatif de la république. Lemudir ou caïmakan qui résidé à Karyès au nom du sultan jouitainsi d’une vraie sinécure, et le pauvre homme doit avoir degrandes ressources d’esprit ou de vastes capacités de sommeil,pour ne paâ périr d’ennui et do désœuvrement à son posteinutile. » (St. de Noi.iiac, Dalmatie, îles Ioniennes, mont Athos ;Paris , in-18, 1882, Plon.)
Les autres couvents sont ceux dTviron, Ivarakaio, Lavra, Xéropotamou , etc.non moins curieux et d’accès plus difficile. L’entrée des 20 monastères del’Athos est rigoureusement interdite aux femmes. « Les revenus de tous ces» couvents, dit M. A. Proust qui les a visités il y a vingt-cinq ans, sont produits» par l’exploitation des bois, la vente des noisettes et des olives. Koutlou-» mousis récolte à lui seul 200 000 ocques de noisettes. Lavra, Iviron et» Philothéon exploitent annuellement pour 500 000 piastres de bois. Outre» ces produits, les monastères ont de vastes propriétés appelées mélok , en» Yalachie, dans l’ile de Thaso, et sur le littoral de la Turquie d’Europe . La» Montagne Sainte est peuplée d’environ 6000 moines et frères lais répartisentre les 20 couvents forteresses, les 11 skètes ou hameaux et les 190 ermi-tages d’anachorètes. Les églises et chapelles sont au nombre de plus de1000. Il faut ajouter aux sources de revenus indiquées plus haut les pro-duits des jardins et des vignes, la récolte des olives, l’apiculture et la pèchecôtière, la vente des saintes images peintes, d’ornements sacerdotaux, derosaires, et de divers objets en bois sculpté fabriqués par les moines. Il ya toujours quelques moines en voyage pour quêter et pour placer les arti-cles de cette industrie.
Le couvent du Météore. — Les couvents de l'Athos ne sont pasles seuls de cette région. La Turquie , foyer de l’islamisme, séjour du com-mandeur des croyants, en est parsemée. Ceux qu’on rencontre en Thessalie,à quelque distance de Trikhala, sur un territoire qui fait aujourd’hui partie-de la Grèce , sont moins connus et beaucoup moins accessibles encore queles monastères de la Chalcidique . Ou n’y pénètre que par une ascensiontout à fait inusitée. MM. Léon Heuzey , de Vogué, Stéphan de I)rée, les ontvisités et décrits. « Sur les 20 ou 24 couvents qui existaient autrefois,>■ écrit ce dernier {Tour du Monde, 1881, 2° sem.), il en reste T, dont•> 3 seulement valent la peine qu’on les visite. A l’époque où j'arrivai au» Météore, ces 1 monastères étaient habités par une centaine de moines au>> plus. Tout était ruine et silence sur les emplacements des autres cou-» vents, abandonnés à des époques plus ou moins éloignées... Les trois« plus importants sont le Météore , Saint-Vaarlaam, et Saint-Etienne ...» De Kalabaka au couvent du Météore le chemin n’est pas facile ; il faut» contourner tout le groupe de rochers à côté duquel est situé le village,» par des chemins presque imperceptibles à travers des bois, des ronces et» des rochers qui devaient et doivent encore singulièrement faciliter les» attaques dont le pays a toujours été infesté. Le rocher du Météore s'élève» perpendiculairement à une hauteur énorme au-dessus de la plaine. Ordi-» nairement l’arrivée des voyageurs est signalée au couvent par un appel,
il.