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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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736 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.

E. Monts Ourals. — La chaîne de l’Oural s'étend des steppes Kirg-hises à la mer de Kara , mais ne forme pas une masse continue; entre lesdépressions qui isolent les massifs passent les routes d’Europe et d’Asie .La partie méridionale, au nord d’Orenbourg , étend ses trois chaînesentre l'Oufa, la Iiielaïa et l'Oural supérieur (mont Iremel, 1,536 m.);— la partie centrale, de Iekaterinbourg aux sources de la Petchora ,forme une chaîne unique et renferme les abondantes richesses minières dela région; malachites, pierres précieuses, or, argent, platine, fer, cuivre,surtout sur le versant asiatique; l’altitude moyenne est de 1 500 m. environ;le Denejkin Kamen a 1 633 m.; — la partie septentrionale comprendl’Oural des Vogoules, la cime du Tôll Pos Is (1 688 m.), l’Oural desOstiaks et celui des Samoyèdes, qui s’abaissent vers le nord, au milieu detoundras parsemées de lacs et de marais inabordables. Le dernier sommetimportant est le Palkoi (477 m.).

J?. Plateau central russe. — Presque au centre de la plaine russe ,on remarque un léger renflement quadrangulaire, composé, au nord-ouest,du plateau de Valdaï, source du Volga , principal nœud hydrographiquede l’empire, et des hauteurs découpées de Volkonsky (Popova Gora, dansle Valdaï , 351 m.); — au nord, un soulèvement de terrain dans les ter-rains carbonifères entre le Mezen et la Petchora , est désigné sous le nomde collines de Timan (250 m.), et de collines d ’Uvalli (280 m.), entre laKama et la Dwina; — au sud-est, des ondulations courent entre le Don etle Volga , et resserrent leurs falaises sablonneuses ( Iliely Kloutch, 347 m.,collines d’Ergeni), sur la rive droite du grand fleuve. Ces mouvementsdu sol, qui n’ont rien de commun avec des lignes de faite, indiquent ladistribution des cours d’eau.

Cours d’eau; lacs. — « Dans un pays aussi étendu et aussi dénué de» littoral que la Russie , les fleuves ont une immense importance... Dans» ces plaines unies, ils n’ont point le cours.impétueux du Rhône ; ils cir-» culent paisiblement par de grands lits coupés dans le sable ou l’argile.» Les fleuves furent longtemps les seules voies de communication ; l'éte en» barques, l’hiver en traîneau; il n'y avait que ces deux saisons pour les» voyages ; au printemps, c’est le dégel, des inondations, qui transforment» la plaine en marécage. Le commerce a emprunté les mêmes routes que» la guerre ou la politique. Les fleuves sont les alliés des Russes contre ce» qu’ils appellent leur grand ennemi, la distance. Partout, la conquête» ou la colonisation russes ont suivi les cours d’eau; c’est sur les bords de» l’Oka, de la Kama, du Don, du Volga , que se trouve surtout groupé l'élé-» ment russe , rejetant partout dans l’épaisseur des forêts primitives les» races aborigènes. » (A. Rammud, Histoire de la Russie , p. S.) —1° Versant de la mer Caspienne. Du plateau marécageux de Valdaï descend le Volga ou la Volga, que les Russes appellent la « mère »(Matouchka) ; il a 3800 kilom. Près de sa source, il reçoit, à gauche,la Tverlza (Tver ), la Mologa, un émissaire du lac Seliger * et la Cheskna(Itybinsk), qui vient du lac Belo Ozero ou lac Blanc /navigable à Tver ,malgré les 35 porogi ou seuils qu’il franchit, il serpente dans la plainerusse, vers l’est, jusqu’à Kazan; grossi à gauche de la Kostroma , à droitede la grande rivière Oka (1500 kilom., largeur 1 300 m.), par Orel, lva-louga, Kolomna, lliasan, Murom , Nijni-N’ovgorod, ayant pour tributairesVUpa (à gauche), YUgra, et la Moskova (Moscou), (à droite). De Kasan àTsaritzin, le cours du Volga est du nord au sud, avec un brusque détourvers Samara; il passe à Simbirsk, Samara, Sizran, Saratov , et reçoit dans