Kouban, de la Kouma, du Térek ; il est prolongé au nord par le BockTaou, 1378 m. Les autres pics éternellement neigeux de la chaîne, sont :l 'Ouloukhoul, 1 eKachtau Taou (S 211), le Dykh Taou( 5160) qui dominentles sources de l’ingour et la vallée de la Libre-Svanie, région desSvanes soumis par les Russes en 1838. Autour des sources de l’Ardon sedressent les massifs de YAdaï Khokh, 4 648, du Kasbek , 5044, du Zikari,3129, dans les pays des Ossétes; les Kabardes occupent la haute vallée duTérek. Les Russes ont construit une belle route militaire qui part de Vladi-kavkas, forteresse centrale du Caucase, remonte le Térek , franchit le colde Darial{ 2 431 m.) au pied du Kasbek et de trois forts bien gardés, des-cend l'Aragva, et aboutit à Tillis. — 3° Le Caucase oriental, du montRorbalo à la Caspienne (450 kilom.), est le pays des Tchetchénes , musul-mans sunnites, et des Lezghiens du Daghestan qui, unis sous les ordresde l’iman Chamyl, défendirent trente ans leur indépendance dans les mon-tagnes, et tuèrent plus d'un demi-million de Russes avant d’ètre domptés.11 s’étend entre le Sunja et le Soulak au nord, et la grande chaîne cauca-sienne, qui du nœud du Rorbalo, 3 287, se dirige au sud-est et porte leHazardious, 4182, le Chakh-Dagh, 4252, pour descendre en terrassesde230 à 200 m. dans la presqu’île d’Apchéron. Au nord-est du Rorbalo, lecontrefort A'Audi porte la cime de Jeboulos Mta (mta , pic), 4 500, etle Diklos Mta , 4182. Une route fait communiquer la vallée du Térek avecDcrbent et Rakou, le long de la mer. — Plateau d’Arménie . Au sudde la profonde dépression tracée par le Rion et la Koura , s'élève un en-semble de massifs irréguliers qui forment l’Anticaucase ou Montagnes-Ulanches, porphyriques et volcaniques. Les monts Mesques entre le Rionet la Koura , le relient au Caucase noir et la chaîne du Chanlg-Dagh, entrele Tchorok et la haute Koura le rattache aux montagnes d’Erzeroum , d’oùdescendent l’Aras et l’Euphrate . L’Anticaucase constitue les premiers gra-dins du plateau arménien partagé entre la Russie, la Perse, la Turquie .A la Russie appartiennent toutes les chaînes qui s’élèvent entre la Koura , lei'erli Dack et le Tchinghill (3250), le grand et le petit Ararat (5160 et3913 m.), et la rive gauche de l’Aras. Les principaux massifs russes sont :la double chaîne volcanique qui forme le plateau d’Akhalkalaki (cratèresA'About et de Samsar, 3236 m.), crevassé et sans verdure, prolongé aunord par l’arète A’Aradja, 2 500 m., et les monts Trialètes, à l’ouest parles monts d’.-traiam'; — le massif volcanique isolé de 1 ’Alagoz, 4190 m.,le Mainech, le Mourqous, le Kjambil , le T aliIJagh, hautes masses deporphyre et de lave qui encaissent dans un cirque le vaste lac de Scvangaou Ook Tchaï, grand deux fois et demie comme le lac de Genève, corres-pondant aux lacs de Van (Turquie) et d'Ourmiah (Perse). Au sud-est du Sc-vanga, le plateau d’Arménie se divise en deux chaines qui vont finir àl’Aras, les monts de Choucha et le massif de Kapoudjikh (3915 m.'.« La chaîne du Caucase, plus droite que celle des Alpes , la dépasse beau-» coup en hauteur. On admire de loin ses cimes neigeuses, dont la plu-» part n'ont pas été foulées par le pied de l'homme. Les formes hardies et» découpées de l’Elbrouz et du Kasbek , et de la haute crête dentelée qui» sépare ces deux colosses, frappent l'imagination. Quand on a pénétré» dans l’intérieur des montagnes, cette impression grandiose s’efface par-» fois. Le voyageur jouit rarement d'une vue d’ensemble ; de grands escar-» pements bornent son horizon, et il faut s’élever à des hauteurs beau—» coup plus grandes que dans les Alpes pour pouvoir contempler de vastes« panoramas semblables à ceux qui font la beauté de ces montagnes. »(E. Favre).
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