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pièces de pelleteries par an. Mais les loups ravagent les troupeaux, et tuentpar an en moyenne 1G0 à 200'personnes et détruisent pour 15 millions deroubles.
Industrie et manufactures. L’industrie emploie environ 15 p. 100 de lapopulation ; les petites industries rurales et domestiques tiennent une grandeplace dans le pays. « Le paysan russe construit encore partout lui-mème sa» maison et a toute l'habileté nécessaire pour confectionner, au sein de la» famille, tout ce qui répond à ses besoins immédiats, son mobilier, son» habillement, sa vaisselle, ses outils, ses embarcations, son chariot et son» traîneau, le harnachement, etc. Il est excellent charpentier, maçon,» poèlier, menuisier, serrurier, cloutier, bottier et tailleur, aussi bien que» marinier, routier ( jamtchik ), et conducteur d’oboses ou convois de voi-» tures dans l’industrie du transport. » (Ch. Vogel). La division du travailest poussée très loin : telle ville de 25 000 habitants ne fabrique qu’un seulet même article ; ainsi I’avlona de la serrurerie, Kbolong enlumine des imagesde saints peintes sur des planches de bois de tilleul; Ivanovo fournit destoiles peintes. La concurrence de la grande industrie fait peu à peu dispa-raître les petites industries locales. Les étrangers ont monté la plupart uesgrandes manufactures, qui sont celles du lin (haut Volga ), du coton (Mos-cm, Vladimir, Kostroma, Pologne , Esthonie; emploie par an 125 à130 000 tonnes de coton); fabrique de lainages (100 000 ouvriers), (Volga supérieur, Oka, Petite Russie, Pologne. Livonie, Grodno ); de soieries (Cau-case) et industries de luxe, cuirs dits de Russie ; le bois de santal et unehuile extraite de l’écorce du bouleau, donnent aux peaux l’odeur pénétrantequi les fait rechercher (13000 tanneries produisent pour 12 ou 15 millionspar an); les usines pour la préparation au suif, de la stéarine et des pro-duits chimiques viennent ensuite. Les usines .métallurgiques sont établiessurtout près des mines (Pcrm, Toula ). La fabrication dés sucres de bette-rave a fait d’immenses progrès. Elle occupe déjà plus de 350 usines (Kivvik,Teirc Noire, Pologne, Finlande ), la production est de plus de 250 000 tonnespar an. — Commerce (1884). — Importation, 537 millions de roublesAllemagne , 176; Grande-Hrelagne, 124; France, 19; Autriche , 20;Belgique,9,ü ; Pays-Bas, 6; Turquie, 14; Italie, 13; Suède,6; Grèce , 1,6;Etats-Unis, 43; Chine, Hit-, Perse, 9; autres pays, 70). — Exportation .."•90 millions de roubles (Allemagne,IS2; Grande-Bretagne ,154; France Ah',Autriche,'i\ ; Belgique, 29 ; Pays-Bas, 47; Turquie, 12; Italie, 1S; Suède ,Xorvège, 18; Grèce, 5; Roumanie, 7; Etats-Unis, 1,1; Chine , 1,6;Perse, 4; autres pays, 24,) — Voies de communication: 1° Routes :Depuis vingt ans, le réseau des routes a été largement développé; il s’étendsur une longueur de 120 000 kilomètres; mais la viabilité est encore insuf-tisanle et défectueuse. La plus longue route du monde est celle de Péters-bourg à Irkoustsk (Sibérie) 6300 kilom. par Novgorod, Tver, Moscou ,Nijni-Novgorod, Iiazan, Perm, Ekaterinbourg, Tobolsk . — 2° Voies flu-viales et canaux. Grâce à l’immense développement de la plainerusse , l'empire possède dans ses fleuves et rivières un magnifiqueensemble de routes d'eau; on l’évalue à 35 000 kilom. dont 632 seulementsont des canaux artificiels, d'ailleurs tous fort importants pour la jonctiondes bassins. Dans le réseau, c’est la « mère » Volga , qui forme le nœudentre les mers et les bassins. Trois systèmes l'unissent à la Néva et à laliai tique : celui de Yichnij Volotchok dans le Yaldaï, formé par!06 coursd'eau et 76 lacs, entre lesquels on a ménagé une foule d’écluses et de réser-voirs, unit la Tverza avec la Msta, affluent du Wolchov. Le système deTikhvin gagne le lac Ladoga par la Mologa, la Tchagodoscha, la Tiekhvinka