758 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
et le Sios; — le système du canal d’Onega ou de Marie gagne le lac Onega par la Cheksna, le lac Rlanc et de petits cours d’eau canalisés. — La Bal-tique communique avec la mer Blanche par le canal du duc Alexandre deWurtemberg (1828) entre le canal de Marie et le Dvrina ; le canal du Nordde Catherine relie la Dwina, par la Kama au Volga ; — le canal du hautVolga à la Moskouia rapproche les deux capitales. La Baltique commu-nique avec le Dniépr et la mer Noire; 1° de Kief (Dniépr) à Modlin (Vistule), par le canal Royal et lè Bug; 2° de Kief à Kovno (Niémen ) parle canal Oginski; 3° de Kief à Riga , par le canal de la Bérézina et laDwina. Le port de AVindau (Couriande) est relié au Niémen, au Dniépr età la Vistule par le canal d’Augustowo et la Narew . — Un canal doit relierle Don à la Caspienne par le double courant du Manylch. La navigation àvapeur fluviale emploie plus de 600 hafeaux sur le Volga et ses grandsaffluents, sur le Dniépr inférieur , le Boug et le Dniestr . — Chemins defer. Jusqu’en 1843, la Russie n'avait que le chemin de fer de Pétersbourg àTsarskoé-Sélo ; Nicolas n’autorisa que la construction de la voie qui relieles deux capitales (644 kilom.}, et la Russie souffrit cruellement de ladisette des chemins de fer pendant la guerre de Crimée . Le gouvernementa essayé de réparer le temps perdu ; en 1S84, le réseau russe compte26 400 kilom. et la Finlande 1 310 kilom. : comparé à celui des autres pays,le chiffre est encore bien médiocre. La gare de Moscou est le centre prin-cipal des chemins russes ; autour d’elle rayonnent six grandes lignes danstous les sens; 1° au nord-ouest, vers Tver et Saint-Pétersbourg ; 2° àl’ouest vers Varsovie et la Silésie par Smolensk ; 3° au sud par Toula versKharkof et Odessa , avec prolongement sur Nicolaïef, Sébastopol-et surTaganrog; 4° au sud vers Kolomna, lliazan, Voroneje , Rostof jusqu’à Vla-dikavkas (Caucase); de cette ligne se détache vers Test celle de Penza ,Syzran, Samara et Orenbourg; 4° à Test, vers Nijni-Novgorod , Paz an,Perm, Yekatcrinbourg 1 ; 6°au nord vers laroslavet Vologda . — ASaint-Pétersbourg se relient lés chemins finlandais , par Viborg, Ilelsingfors, Tavas-tehus, Tammersfors, Abo. La Russie communique avec l’Europe centrale parla ligne de Pétersbourg à Pskov, Dunabourg, Vilna, Kovno, Kônigsberg (Prusse) ; une ligne relie Moscou à Berlin à travers la Pologne ; une autreKônigsberg à Berditchef. — Une ligne relie Odessa à Galatz ; une autreOdessa à îassy par Kichenev. Dans les provinces asiatiques, il n’existe qu’unchemin de fer, le Transcaucasien, de Poti (mer Noire) à Bakou . Les cheminsorientaux seront prolongés vers la Sibérie, le Turkestan et la Perse. —Télégraphes, H0000 kilom., 3325 bureaux, 10470000 dépêches en 1884.— Postes, 4770 bureaux, expéditions (1884) 280 millions. Finlande (8 mil-lions). Marine marchande (18S3); 2139 voiliers de 467 000 tonneauxet 204 vapeurs de 157000 tonneaux. — Mouvement de la navigationen 1884; Entrés et sortis : 6590 navires dans la Baltique ; 6000 dansles mers du Sud; 661 dans la mer Blanche; 1310 dans la Caspienne .La flotte commerciale de l’empire est faible. — Foires . On compte encore6780 localités jouissant du privilège d’ouvrir des foires. La plus connueest celle de Nijni-Novgorod où par an se traitent plus d'un demi-milliard d’affairés. Parmi les plus importantes sont celles de Irbit (Perm ),de Poltava, de Iiharkof, YElisabcthgradjjfAwrion), Koursk , Rostof, etc.Le trafic et l’afHiience de ces foires tend à diminuer, à mesure que les voiesde communication se multiplient.