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L' Europe (sans la France) : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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810 LECTURES ET ANALYSES DE GEOGRAPHIE.

MaraUion; le Pentélique (1 HO) toujours riche en marbres statuaires,le Trélo Vouno (Hymette , 1021) aux pentes arides revêtues de plantesaromatiques qui nourrissent encore des abeilles. La chaîne finit au montLaurion, dont les anciens n’ont pas épuisé les gisements de plomb ar-gentifère.

Du Cithéron se détachent des hauteurs qui forment la charpente del'isthme étroit reliant le I’éloponèse au continent ; le plus haut sommet estle Geraneia , 1370 m., ou Makryplagi; l'altitude moyenne 300 mètres;l'isthme est long de 37 kilom., sà plus grande largeur "égale 20 kilom., laplus faible est de 6, et les terres descendent à 24 mètres d’altitude. C’estlà qu’a été décidé le percement du canal de Corinthe (voy. plus bas).

Le Péhponèse ou Marie renferme à l’intérieur un plateau de 600 m., leplateau d’Arcadie, noyau central autour duquel rayonnent cinq chaînesprolongées en presqu’îles et isolées par des golfes. Elles donnent au l’élo-ponèse la forme qui le distingue, et qu'on a comparée à la feuille du mû-rier; on a dit aussi que le nom de Morie tirait son étymologie de Mourja,village de pécheurs situé dans l'ancienne Elide. Au sud-est du plateaud’Arcadie s'étendent les ramifications des montagnes d 'Argolide, de Nau-plie, et de Trézène (monts Kilossa, 1210 m. ; Titani, 1211; Trapizone,1137; Arachneion, 1200; Didyma, 1076); —au sud sud-est, les montsde Cynurie et d’Epidanre (monts Lycée, 1 270 m. ; Oliertos, 1930; Tra-ehys, 1 809; Parthénion, 1217; Malevo ou Parnon, 1937); — ausud, les ramifications des monts de Laconie et de Messenie , rompues parl’Eurotas et l’Alphée, s’avancent au loin dans la mer; leurs massifs princi-paux sont, dans la région du Magne, le Taygète ou Pentédaclylos , ainsisurnommé à cause de ses cinq pics recouverts de neige, dont le plus haut,le Saint-Elie, 2400 m., est un point de repère pour les navigateurs; leCotylæon ou Paleocaslri, 1 340 m. (ancien mont Messène ) ; — au nord,le massif des monts Aroaniens ou Khelmos , 2 353 m., d’où descend aunord le torrent glacé du Styx ou Cocyte, dont l’antiquité avait fait le fleuvesacré des Enfers , se relie à l’est parles monts Saïta, 1833 m., Dourdou-vana, Oros, au massif du Cyllene, ou Ziria, 2415 m.; à l’ouest, àf'Erymanthe ( Olonos , 2224 m.) ; au nord, à la chaine côtière desmonts Vélia (1566 m.) et aux massifs de YOEgiale'e et de Patras .

Le sol de la Grèce continentale et de la plupart des îles de l’Archipel estde formation volcanique (roches schisteuses, micaschiste, granit, serpen-tine, calcaire); les actions volcaniques continuent de notre temps; des ilessont sorties de la mer dans la baie de Santorin , d’autres ont disparu; destremblements de terre en ont quelquefois bouleversé le sol.

Cours d'eau ; lacs. — Les cours d’eau grecs sont sans importance ; la plu-part sont des torrents alimentés l’hiver par les pluies ou les neiges, et des-séchés l’été, ou perdus dans des cavités souterraines ; mais les eaux de pluierecueillies dans les flancs des montagnes jaillissent à leurs pieds en sourcesnombreuses et ahondanles. — 1° Versant de la mer Ionienne :VAchetons ou Aspropotamos (180 kilom.), le plus long, à Pouest duPinde, descendu des montagnes de l'Epire par des gorges encaissées, rouledes alluvions et du sable, et finit dans la mer Ionienne par un délia fan-geux; il reçoit à gauche les eaux des lacs de Vrakhori (Trichonis),SI kilom. sur 5, et A'Anghelo Castro (Lysimachia), f6 kilom. sur 2,qui communiquent à travers des marais, sous les ponts construits, ily a deux siècles, par Alaï-Iiey, longs de près de 2000 mètres. « Après» les gorges sévères de la Klisoura (mont Zygos), le paysage frais et ver-