tries du bronze, du fer, de Y acier qu’alimentent les mines, l'Italie estencore pour les machines en grande partie tributaire de l’étranger. —l!industrie céramique a conservé son antique réputation, mosaïques deFlorence, Venise et Rome , terres cuites, faïences et majoliques de laToscane et du Milanais; verreries et conterie ou verroterie de Venise etMurano ; ameublement, papeterie, appareils de chirurgie, physique etchimie, etc., etc., dans les grandes villes.
Commerce (1885). — Importation : 1575 millions de francs( France , 367 (en 1884, 289) ; Angleterre , 314 ; Autriche, 236 ; Suisse , 77;Russie , 91; Amérique du Nord, 72; Allemagne, 120; Amérique duSud , 16; Etats Danubiens , 48); etc. — Exportation : 1134 millions(France , 513 (en 1884, 423) ; Angleterre, 73; Autriche, 101; Suisse , 124;Russie, 18; Amérique dit Nord, 45; Allemagne, 105; Amérique duSud , 25; Etats Danubiens, 14 ; etc. — Voies de communication. Routesnationales ou provinciales, 130000 kilomètres. — Canaux e t rivièresnavigables, environ, 3 000 kilomètres, sans parler des canaux d’arrosement.Les principaux sont : le Naviglio Grande, la Muzza et la Marlesanaqui unissent Milan au Tessin èfc à l'Adda; le canal Cavour en aval deTurin; celui de Milan à Pavie , etc. — Chemins de fer (en 1884),9916 kilomètres; les premiers datent de 1848 : 1° .Ligne du Nord ou desAlpes, reliée aux chemins français par le tunnel du Mont-Cenis 1 , par Suse ,Turin, Verceil, Novare, Milan, "Bergame, Brescia, Vérone, Vicence, Padoue ,Venise, Trévise, Trieste où elle se rattache aux lignes autrichiennes; avecdes embranchements, de Novare au col du Simplon; de Milan à Corne;de Bergame au Saint-Gothard et au Splugen; de Vérone à Trente,
1. Le percement du mont Cenis. — C’est un géomètre savoî-sien, M. Médail, qui, en 1847, indiqua le premier tracé du tunnel des AlpesCottiennes par le col des Fourneaux ou du Fréjus . Le roi Charles-Albert accueil-lit favorablement le projet de l’ingénieur, qui devait établir une communicationrapide entre le Piémont et la Savoie , berceau de sa famille; mais la révolutionde 1848-49, la défaite de Novare et l’abdication du roi ajournèrent l’entreprise.— En 1854, un ingénieur belge, M. Maus, venait de percer dans les Apennins ,pour le chemin de Gènes à Turin , le tunnel de Giovi, long de 3254 m.; il pro-posa do creuser sous le mont Cenis un tunnel du même genre et par les mêmesprocédés. Mais l’œuvre du percement fut confié en 1854 à trois ingénieurs sardes,élèves de l’Université de Turin , MM. Sommeiller, Grandis et Grattoni, quiavaient imaginé un système de perforation par le bélier compresseur. L’inaugu-ration des travaux eut lieu le 31 août 1857, du côté du nord, à Modane, en pré-sence du roi Victor-Emmanuel et de Cavour; et le 14 novembre du côté sud, àBardonnèche . En quatre ans, le forage n’avait atteint que 175 m. (O m 45 par jour);on était encore à la période des tâtonnements. Enfin, M. Sommeiller inventa denouvelles machines perforatrices mues par l’air comprimé; et le percement futachevé le 25 décembre 1870; il avait duré 13 ans et 4 mois. Quinze cents ou-vriers en moyenne avaient été employés dans le tunnel. La première locomotivele franchit au mois d’août et rinauguration eut lieu en septembre. Le grand ingé-nieur qui avait présidé û l’exécution, Germano Sommeiller , était mort deux moisavant le grand jour. La ville d’Annecy lui a élevé une statue au bord du lac, en1884. — Le tunnel a coûté 75 millions de francs, dont la France , mise en posses-sion du versant occidental des Alpes en 1860, a payé 3S millions. Il est à 1335 m.d’altitude. Il a 12333 m. de longueur; la traversée se fait en 25 ou 30 minutes.Avant l’ouverture du tunnel du mont Cenis, un ingénieur et un entrepreneuranglais , MM. Fell et Brassey, avaient construit sur le mont Cenis un chemin defer avec un rail central à crémaillère, comme ceux du Itighi en Suisse , ou duKahlenberg, en Autriche. 11 conduisait les voyageurs de Modane à Suse . Ce che-min de fer ne fonctionne plus.