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Atlas formant le tome VIII.
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BIBLIOTHfiQUE HISTORIQÜE ET MILITAIRE.

Dans Ia matinee du 22, le prince Charles forme trois colonnes : Kollowrath se porteavec la premiere sur Peising; Hohenzollern conduit la deuxieme par Dinzling aussi surPeising; latroisieme, sous le prince de Lichtenstein et oüse trouve le generalissime,se tient en arriere pour appuyer Ies autres. Hohenzollern occupe Eckmühl, Rosein-berg est ä Laichling. A midi, les colonnes s’ebranlent; Davout voudrait attendrel’ar-rivee de l’Empereur dontilest prevenu; il est trop faiblepour prendre l’offensive etil craint de perdre les positions qu’il occupe. II manceuvre alors par sa droite, in-quiete Rosemberg et le force ä rester en position. C’etait beaucoup de gagner dutemps : les röles allaient changer.

A deuxheures, le canon gronde sur la route de LandshutlEmpereur approche.Davout regoit ses ordres, reprend l’offensive et fond sur l’ennemi, tandis que son ar-tillerie, portee sur les hauteurs dePäring, fait taire par un feu terrible celui des enne-mis; ils evacuent le plateau d’Unter-Laichling et se retranchent dans le bois et levillage oü le 10 e leger les presse avec vigueur. Les colonnes, venant de Landshut , de-bouchent dans la vallee de Ia Laber. Lannes passe Ia riviere au-dessous de Schierling avec Morand etGudin et deborde la gauche ennemie; seize regiments de cavalerietraversent Schierling et tombent sur la ligne autrichienne; les Wurtembergeois s’a-vancentsur Eckmühl. Ces attaques, combinees aveccelles deDavout, ont le plus grandsucces. Saint-Hilaire enleve Ünter-Laichling et le bois; Eckmühl et son chateau sontempörtes ä Ia baionnette par les Wurtembergeois sous les yeux de l’Empereur. Ro-semberg combat avec un rare courage; cependant presque entoures, les corps autri-chiens (troisieme et quatrieme), menaces de destruction, cherchent un reftme presdu corps oü se trouve le generalissime, qui leur donne des renforts. Les generauxHohenzollern et Rosemberg essaient de reprendre les positions entre Eckinühl etEgglofsheim, lorsque Ia cavalerie frangaise et les dragons bavarois sejettent sur eux,les rompent, les pressent, les mettent en fuite et les menent battant iusqu’ä Ober-Sanding. J H

L’Archiduc a suspendu le mouvement des autres colonnes; il voit le desordre de

sa gauche; il ne songe plus qu’ä la raliier pour couvrir Ratisbonne . Il 6tablit ses co-lonnes a Essling, ä Thalmassing et vers Ober-Sonding. L’armee frangaise a continueson mouvement et, vers six heures du soir, eile se trouve en face de toute l’armeeautrichienne ; l’ardeur des soldats s'accroit avec le nombre de leurs ennemis. Saint-Sulpice et Nansouty, avec leurs divisions formees en masse, debouchent dans laplaine vers Egglofsheim des deux cötes de la chaussee; les dragons bavarois, la cava-lerie legere imitent ce mouvement auquel les Autrichiens ne peuvent opposer quequelques regiments, qui sont mis en pleine deroute, et fuient en renversantplusieurs bataillons de leur infanterie. Heureusement pour l’ennemi, le prince deLichtenstein accourt avec sa cavalerie, prend en flanc les cuirassiers et arreteleur poursuite. La nuit met fin au combat, et les Autrichiens peuvent gagner Ratis-bonne avant nous. L’armee frangaise bivouaque dans la plaine en avant d’Egglofs-heim : la cavalerie ä Köffering, la cavalerie legere poussant des postes jusque surle Danube .

La perte des Autrichiens fut dans cette journee de cinq mille hommes tues oublesses, vingt mille prisonniers, douze drapeaux et seize pieces de canon. L’armeefrangaise eut douze cents tues et trois mille blesses; le general de division Gcrvoniet le general de brigade Hervo etaient au nombre des morts.

Le23, Napoleon, ä Ia tete de son armee victorieuse, arrive devant Ratisbonne . Leprince Charles a repasse le Danube en refusant le combat, malgre sa superiorite nu-merique. Une arriere-garde est restee dans Ia ville; l’Empereur l’a fait attaquer. Ence moment une balle vient le frapper; heureusement Ia blessure est sans gravite, etpeu de inoments apres, il se montre a ses soldats ivres de joie. Abordes ä la ba'ion-nette, les six bataillons autrichiens, refoules dans la ville apres l’escalade des rem-parts, sont pris en grande partie; le reste s’echappe en incendiant lesponts. L’Archi-duc se retire en Roheme, et Napoleon se remet ä la poursuite d’lliller,

Le 12, tout l’avenir de la Campagne etait compromis; le 18, l’Empereur reprenaitla direction des operations, et le 23, il n’avait plus qu’ä poursuivre des vaincus 1

CS

BATAILLE DE WAGRAM .

(6 Juillet 1809 .)

'"Apres leS admirables succüs qui furent, du 18 au 23 avril, le prix des helles ma-nceuvres de l’Empereur ä Abensberg, Landshut, Eckmühl et Ratisbonne , les deuxarmees s’etaient trouvees separees par le Danube . L’archiduc Charles avait regagnela Boheme par Cham , et arriva le 4 mai ä Budweiss oü il sejourna jusqu’au 7. Na-poleon reprenant la poursuite du general Hiller, operait sur la rive droite du fleuve.Hiller, apres avoir teilte la defense du passage de l’Inn et soutenu avec acharnement

le sanglant combat d’Ebersberg (27 avril), toujours serre de pres par Lannes et Mas-sena, et sans espoir de leur rösister, se decida ä mettrele Danube entre eux et lui; ille traversa ä Stein et livra la route de Yienne aux Frangais, qui Ia parcoururent sansobstacle.

Le 10 mai,un mois juste apres l’invasion de la Laviere par les Autrichiens, Napoleonet son armee arrivaient sous les murs de Yienne, et le 13 ils entraient dans cette ca-