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Atlas formant le tome VIII.
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LEGENDES. 51

pitale cvacuee par ses defenseurs, qui se hätörent d’aller se reunir ä Hiller et ä F armeede l’archiduc Charles, campes sur la rive gauche du Danube , apres avoir detruit lepont du Tabor, le seul par lequel on pouvait les poursuivre.

Dös ce mornent, l’Empereur s’occupa activement de preparer les moyens de fran-chir le fleuve et de terminer la Campagne par une bataille decisive. Ses Communica-tions etaient assurees par le corps de Yandamme laisse ä Lintz, et que celui deBernadotte, venant de Passau, devait relever; le marechal Davout marchait de Saint-Polten sur Yienne, oü Massena, Lannes , la garde et la cavalerie de Bessieres etaientrassembles.

C’est avec ces corps places sous sa main , et lorsque toutes ses dispositions furentprises, que Napoleon, franchissant le Danube le 21 mai, s’elanga sur la rive gauche.Le prince Charles , descendu du Bisamberg oü il campait depuis le 15, l’y re^utavec vigueur, et la terrible lutte d’Essling s’engagea. Le lendemain 22, cinquantemille hommes des deux armees etaient tombes sur le champ de bataille, plus de dixmille etaient tues; le brave Lannes expirait, Saint-Hilaire n’etait plus, le feld-mare-chal lieutenant Weber etait frappe ä mort, et la victoire restait indecise!

Toute la bravoure franpaise n’avait pu empecher la rupture des ponts, Finterrup-tion des Communications, et par suite le manque de munitions; mais eile opposa,aux masses autricbiennes, une resistance invincible; trente mille hommes le 21,cinquante mille le 22, Iutterent heroüquement contre quatre-vingt-dix mille etune artillerie triple de la leur; la bataille fut glorieuse sans etre gagnee.

Rothes dans l’ile de Lobau et sur la rive droite du Danube , les Francjais demeure-rent dans ces cantonnements jusqu’aux premiers jours de juillet. L’Archiduc resta, de son cöte, sur le Bisamberg , concentrant ses forces et reparant ses pertesau nioins aussi grandes que celles de Napoleon . L’apparente inaction de l’Empereuretait le sommeil du lion : il preparait en silence la revanche eclatante qu’il allaitprendre des journees d’Essling. Des le26 mai, le prince Eugene, ä la tete de l’armeed’Italie et vainqueur de l’archiduc Jean qu’il avait ramene battant des bords de l’Adige ä ceux du Danube , avait fait sa jonction avec la grande armee ; puis, dirige sur laUongrie, il venait, le 14 juin, de celebrer l’anniversaire deMarengo par la victoire deRaab suivie de la prise de cette ville. Alors l’Empereur appela pres de lui cette ar-mee et le corps de Marroont arrivant de la Dalmatie . Ils se reunirent ä ceux deMassena, Bernadotte, Davout, Oudinot , ä la garde, ä la cavalerie de Bessieres, ettous formerent la brillante armee, pleine cl’ardeur et de vaillance, qui allait inscrirele nom glorieux de Wagram aupres de ceux de Rivoli, Marengo, Austerlitz, Iena etFriedland, dans l’immense tableau de nos victoires.

Le mornent decisif etait arrive, 1 armee refaite, le materiel admirablement orga-nise, la cavalerie leste et forte, 1 infanterie digne de son renom, les ponts jetes, lesordres donnes; chacun se prepara ä seconder les profondes combinaisons du plusgrand capitaine des tetnps modernes.

Le 4 juillet, au soir, l’armee est rassemblee dans l’ile de Lobau; la nuit arrive, centpiöces de canon tonnent ä la fois, un orage gronde au ciel, et neanmoins l’armee defilesurles ponts dans un ordre admirable.Cent cinquante mille hommes,avec quatre Centspieces de canon, traversent le fleuve et se deploient dans la riche plaine d’Enzersdorf,oü un jour magnifique, succedant a l’obscurite et ä la foudre, eclaire ce tableau gran-diose. Tous les postes et viilages qui se trouvent sur le passage de .l’armee sontcnleves. Rienau, Roseinberg, qui essaient de resister ä la marche de I’armee fran-<;,aise, sont rejetes avec perte sur le gros de la leur.

L’Empereur etablit sa ligne: la gauche ä Essling, la droite ä Rutzendorf ( bleu clair).Mais dejä la journee est avancee et le temps va manquer pour obtenir un resultatcomplet. Cependant Napoleon ordonne d’enlever la belle position du Russbach .L’attaque faite tardivement et avec peu d’ensemble ne reussit pas et les deux armeesreprennent leurs positions (bleu clair pour les Franpais, ponctuee et terre de Simnepour les Autrichiens).

Journee du 6 Juillet.

Pendant la nuit du 5 au 6, Napoleon a serre son armee en masse vers le Russbach .Les corps de Massena et de Bernadotte sont ä la gauche; Oudinot , ä la tete de celui queLannes avait naguere commande, fait face ä Baumersdorf, au centre; Davout forme ladroite ä Grosshofen . L’armee d’Italie sous le prince Yice-Roi, les Bavarois de deWrede,le corps de Marmont et la garde sont en arriere de ces quatre corps ( positions roses).

L’archiduc Charles, qui veut prendre l’oflensive par ses ailes, a place sa gauche,commandee par Rosenberg, sur les hauteurs et en avant de Neusiedel( jaime et noir);Hohenzollern ä Baumersdorf (noir et minium); Bellegarde au centre derriere Ader-klaa. Sa droite, forte de cinquante mille hommes, aux ordres de Rienau et de Rollo-wrath, descend du Bisamberg et se dirige sur Aspern et Essling ( jaunc et noir), oüNapoleon n’a laisse que la seule division Boudet (rose).

Le signal du combat est donnepar l’ennemi. Rosenberg commence l’attaque contreDavout, qui s’avance a sa rencontre (rouge carmin) et l’attaque de front. Napoleon seporte au soutien de sa droite avec les cuirassiers de Nansouty (rouge carmin), et Ro-senberg est repousse avec perte derriere le Russbach .

A notre gauche, Massena seconde par Bernadotte. se precipite sur Aderklaa queBellegarde ( noir et minium), occupe fortement; il enleve ce village et en debouche.Le prince Charles accourt avec ses grenadiers et repousse la division Carra Saint-Cyrsur celle de Molitor. Bernadotte et ses Saxons sont forces ä la retraite.

En ce mornent les progres de la marche des cinquante mille hommes de Rienau etde Kollowrath deviennent tellement inquietants, que l’Empereur ordonne au mare-chal Massena de voler avec ses trois divisions (rouge carmin) au secours de Boudet etaladefense de l’ile de Lobau. Dans sa marche de flanc, le Marechal heurte les ennemis dejäarrives pres de Breitenlee , mais il ne s’arrete pas. Le danger que court le generalBoudet reclame les efforts du vainqueur de Zürich ; en effet, cette division ecraseepar les masses du corps de Rienau ( noir et minium) a perdu son artillerie et est re-foulee sur la tete de pont ( rouge carmin). Les colonnes de Massena sont bientöt ä lahauteur d’Essling, et elles se preparent ä arreter le general Rienau dans sa marchetriomphante.

La position est cependant tres grave. Napoleon se decide ä frapper le coup decisifen perqant le centre ennemi. Pour se donner le temps necessaire aux preparatifs decette Operation , il fait d’abord executer une grande Charge de cavalerie par le ma-rechal Bessieres, qui suspend un instant les progres de Rollowrath; puis les generauxLauriston etDrouot se portent en avant avec soixante bouchesä feu, les demasquentä bonne portee au milieu de la plaine et couvrent les rangs ennemis de boulets et demitraille (rouge carmin).

Dans cet intervalle, Davout qui avait recju l’ordre de deborder Rosenberg, lance lesdivisions Friant et Morand sur le Russbach ; elles debouclient sur Neusiedel ä droite.Le Marechal avec ses deux autres divisions attaque ce village ( violet). Rosenberg se