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Atlas formant le tome VIII.
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BIBLIOTHfiQtJE historique et militaire.

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flanquant la route et observant Chein Ostrog, les corps de Borosdin, Raefski et Siversä l’extr&me gauche derriere la Kolodnia (minium).

Yers deux heures de l’apres-midi et apres des engagements partiels, l’Empereurordonne une attaque generale. Murat avec sa cavalerie (bleu de Cobalt ) tombe sur lesdragons russes (jaune) en avant du faubourg de Raczenska, lesmeten deroute et lesrejettedans laviile avec perte. Poniatowski, formant ses colonnes d’attaqu eibleu deCobalt ), se dirige sur ce meme faubourg et sur celui deNikolskoie, etablit une bat-terie sur un plateau, foudroye les troupes russes placees sur la rive droite et pres duDnieper {jaune), les force de s’eloigner et contrebat avec avantage l’artillerie enne-mie qui le prend en flanc. Ses colonnes arrivees aux faubourgs en delogent lesennemis, les poursuivsnt et les rejettent dans la ville. Ney il la gauche, malgrel’eirergie qu’il deploie et la brillante bravoure de ses soldats, ne peut d’abord enleverles approches de la citadelle : la division Marchand attaque le faubourg de Krasnoi,celle de Ledru marche sur la citadelle meine (bleu de Cobalt). Pendant trois heuresd’un combat sanglant, le corps du marechal Davout fait des prodiges; les divisionsMorand et Gudin penetrent dans les faubourgs de Mstislavv et de Roslaw; Friant etses braves, habitues ä vaincre, s’elancent en avant, franchissent un ravin profond,les fosses, les cbemins couverts, et leurs succes ne s’arretent que devant la muraillede la place, qu’ils ne peuvent ni renverser ni escalader. L’Empereur fait reunir trente-six bouches ä feu et ordonne de battre cette muraille en breche; mais on n’obtientaucun resultat satisfaisant. Alors on lance des obus, l’iucendie se declare dans la ville,les Hammes s’elevent etleur eclatante lumiere vient eclairer une belle nuit d’aoüt enmeme temps que les horreurs de la guerre.

Lesattaques redoublent de vivacite sur tous les points. Barclay de Tolly s’en effraie,il craint de voir Smolensk emporte.de vive force et de ne pouvoir echapper ä une des-truction complete; il se decide ä la retraite, et ä uneheure du matin fait evacuer laville pour passer sur la rive droite, apres y avoir perdu quatre rnille sept centshommes tues, cinq generaux, deux mille prisonniers, et emmenant sept ä huit rnilleblesses. A deux heures du matin nos grenadiers, s’elanpantä l’assaut, reconnaissentqu’ils n’ont plus de resistance ä vaincre; la ville est ä nous.

Journee du 18.

Le 18, apres une vive mousqueterie et une longue canonnade, le general Morandet sa division s’emparent de la tete de pont sur la rive droite; Barclay de Tolly voyant,h six heures du soir, la ville basse pres de tomber au pouvoir des Francais , y faitmettre le feu et se retire avec son armee sur la route de Moscou , laissant le generalKort' avec six mille hommes d’infanterie et un corps de cavalerie pour former l’ar-riere-garde. L’armee de Bagration est ä l’avant-garde.

Journee du 19. — VALOUTINA .

Le 19 au matin, le marechal Ney etle roi de Naples passent le Dnieper (rouge car-min), la cavalerie ägue. Le general Junot ['rouge carmin). qui a enfin rejoint l’armeeprincipale, remonte deux lieues plus haut ä Proudichevo oü il construit un pont.

L’Empereur ordonne de poursuivre Barclay. Grouchy (rouge carmin) court sur sestraces. Korf (minium), se retirant sur Moscou, est suivi par Ney [rouge carmin), quil’atteint ä Sossnowska. Korf prend position et essaie d’arreter les Francais pour donnera Barclay, engage dans un mouvement dangereux, le temps de se retirer descheminsde travers’e oü il est menace d’etre surpris. La division du prince Eugene de Wur-temberg re C oit le premier choc (minium); eile va succomber, lorsque Korf et unevingtaine d’escadrons parviennent ä faciliter sa retraite par Gorbournowo. Il estpoursuivi, Farriere-garde de Korf est encore atteinte et battue, rejetce derriere laKolodnia,’ et n’ectappe ä une perte totale que par l’arrivee du general Potemkin quil’aideäs’y derober.

Pendant ce temps le corps de Tuczkof abandonnait sa premiere position [minium],et les Cosaques de Karpof avaient ete diriges par Barclay en arriere de Valoutina poury garder la route de Moscou [vert et noir). Le marechal Ney entraine ä gauche avaitpe*rdu du temps; il etait trop tard lorsqu’il recut l’ordre de se rabattre ä droite, et ar-riva en presence’de ces corps (rouge carmin). Le combat s’engagea furieux ä Kosina,et Tuczkof, presse avec vigueur, etait dejä repousse derriere le ruisseau de Stragan,lorsque le corps d’armee de son fröre et la cavalerie d’Orlof-Denisof [vert et noir )accoururent ä son soutien. Les Russes sentant qu’il s’agissait de leur salut, se battentavec desespoir; en effet, si l’Empereur rentre a Smolensk avait connu l’etat deschoses, qu’il eüt presse et renforce le marechal Ney quelques instants plus tot, ken-nend etait coupe en deux et la Campagne terminee.

Le Marechal combat avec heroisme; le roi de Naples, dont la cavalerie est genee[rouge carmin) par les bois et les marais, debouche ä sa droite en avant deGomnil-chino apres avoir vaincu la resistance que lui oppose Orlof-Denisof. Il appelle ä sonaide le «mneral Junot [rouge carmin), se rend meme pres de lui pour le stimuler ;mais Junot ne bouge pas, et, dejä frappe d’un commencement d’alienation, resteinactif entre les bois et le Dnieper vers Stchekowo.

Au bruit du canon, la division Gudin (rouge carmin) du corps de Davout , qui etaitpres de Valoutina-Gora, arrive au secours de Ney vers cinq heures, et le combat re-double d’achc rnement sur les hauteurs de Kozina. Les Russes sont renverses, leurcentre enfonc':, et la ligne entiere sur le point d’etre jetee dans le ruisseau bourbeuxde Saniti, qua.nd Konownitzin, ayant reuni une division d’infanterie, une de grena-diers et trois mille chevaux, parvient ä retablir le combat; le brave Gudin yest tue.

La nuit approcne, lorsque Baggawout et Korf, apres avoir execute leur marchedemi-circulare, viennent aussi se reunir au corps de bataille. Le combat se ranirne,et Ney, malgrd son inferiorite numerique, le soutient jusqu’ä ce que l’obscurite ymette fin. Les deux partis se separent alors, et douze ä treize mille tues ou blessesjonchent le sol.

L’Empereur, instruit trop tard de cette bataille oü son absence ne fut que trop re-nrarquee, accourt, vers trois heures du matin, aupres du vaillant Marechal. Toutetait fini; l’ennemi se hatait de continuer la retraite qu’il avait assuree au prix depertes considerables.

Le 20, le roi de Naples et le marechal Davout reprirent la poursuite des Russes surDorogobouje.