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Atlas formant le tome VIII.
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LEGENDES.

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revolte enfantee par la misere etait ä peine comprimee dans la population ouvriere,Cette Situation ne pouvait se prolonger sans amener la dissolution de FEmpirebritanmque; mais les hommes d’etat anglais , sans se laisser abattre, redoublerentd’activite ne reculerent deyant aucun sacrifice, travaillürent avec acharnement äsusciter de nouveaux ennemis a la France , exciterent les passions, soudoyerent lestrahisonset parvinrent enfin a leur but, celui de rallumer la guerre Parmi les puis-sances continentales, la Russie fut surtout Fobjet de leurs trames seductrices, L’empereur Alexandre, blesse dans ses affections par divers actes politiques qu’iletait facile de reparer, mais que son entourage envenima, preta l’oreille aux machinalions anglaises. Ses conseillers l e pousserent ä une rupture et parvinrent ä lefaire renoncer a 1 execut.on du blocus Continental. Oubliant les sentiments d’amitiequ’il avait professes pour son lllustre rival, le petit-fils de la grande Catherine cessad’etre observateur des traites, eleva des pretentions inadmissibles et introduisit uneaigreur croissante dans les rapports de cabinets. Bientöt les notes diplomatiquesdevinrent blessantes, la menace s’y möla, les provocations arriverent, et un Ultimatumdu 24 avril 1812, envoye par la Russie ä la France , decida la guerre

Chacun des deux empereurs s’y etait prepare ä l'avance; leurs armees etaient surun pied formidable. Napoleon , pour assurer ses operations, s’etuit allie plus etroite-ment avec 1’Autriche et a Prusse sur l a sincerite desquelles il comptait faiblement,mais qu il ne pouvait neghger. De son cöte Alexandre, dejä certain que les subsideset les armes Im seraient fourms par FAngleterre, attacha ä sa cause Bernadottedevenuprmce royal de Suede, qui hesita longtemps avant de se «Sparer de sonancienne patne. r

L’armee frangaise, avec ses nombreux allies, se rassembla en Pologne et se portaensuite sui le Niemen . Les 2i- et 25juin,la masse immense quel’Empereur dirigeaitde sa mam pmssante franchd ce fleuve. Le gros de Farrnee le passa ä Kowno ets’a-vanga sur Wdna, tand.squele prince Eugene le traversait ä Piloni, que Macdonaldavec le contingent prussien, prenait la route de Riga , et que le marechal Oudinot et legeneral Gouvion Saint-Cyr suiva.t celle de Dunabourg. Au meme moment le roi deWestphahe se portait de Grodno sur Novogorodeck et le prince de Schwartzenbergavec son corps autrich.en et les Saxons aux ordres de Regnier, marchait surSlonim .

Les premieres forces russes qui nous etaient opposees formaient trois armees : laprennere armee de FOuest, forte de cent trente mille hommes, commandee par legeneral Barclay de Tolly, s etendait derriere le Niemen depuis Rossieny jusqu’ä Lida-la deuxieme, aux ordres de Bagration et formee de soixante-six mille hommes occu-pa,t les environs de Wilkowisk; et la troiaiöme de quarante-six mille hommes, sousTormasof, les environs de Loutsk derriere ] e Bug. Puis venaient Farrnee de Moldavie commandee par Fanural Tch.tchagof et celle de Finlande par le general Steinhel

L Empereur ne rencontra aucun obstacle dans sa marche sur Wilna, oü il enti-a le28 avec le corps de Davout (premier), la cavalerie et sa garde; les Russes se retirerentde toutes parts Vamement pendant six semaines chercha-t-il ä leur livrer bataille dansla Lithuame, ils echapperent ä tout engagement serieux, et quoiqu’il füt parvenu äSn et »agration de se röunir vers Roudnna.

Marchant alors sm Smolensk pour s emparer de cette ville, il faillit faire enlever enentier Ja division Newcrofski atteinte le 14 aoüt äKrasnoI et qui, apres un combat' ! Ut cüU)U ^. et re i et ® e dans Smolensk oü eile parvint ä se^eunir au corps

de Eaefski Charge de defendre la place, ^

Le corps du marechal Ney la poursuivant, arriva le 16 devant les murs de Smo-lensk. Davout , Murat et sa cavalerie, Poniatowski avec ses Polonais, le suivaient ainsique la garde.

Smolensk a une citadelle bastionnee, regulierement fortifiee en terre, et dont lesremparts mal entretenus sont proteges par des ravins profonds en avant des glacis. Ladivision Paskewitch, embusquee dans ces ravins, avait plusieurs bataillons dans la cita-delle. Le reste de l’enceintp de la ville est forme d’une muraille en briques de trente ätrente-cinq pieds de haut et de douze pieds d’epaisseur, flanquee de tours et renforceecommela citadelle par les ravins qui regnent autour de laplace. Trente mille hommessans cesse renouveles et rafraichis, etaient charges de la defense de cette forteresse,oü les Russes paraissaient vouloir commencer leur resistance.

Le marechal Ney, aussitöt arrive, langa un regiment contre la citadelle. Avec uneardeur sans egale ce brave regiment parvint deux fois jusqu'au talus de la contres-carpe; mais, sans soutien et pris en flanc par la division Paskewitch, il fut ramene.Pendant ce temps, l’Empereur reconnaissait la ville, et les corps de son armee, arri-vant successivement, se deployaient autour des faubourgs de Smolensk . Junot et lesWestphaliens, charges de couper ä Fennemi la route de Moscou, s’etaient egares etn’arriverent pas.

Le marechal Davout , ä peine en position, fitattaquer les faubourgs deRoslawetdeMstislaw. Une division de grenadiers russes les defendit avec fermete jusqu’ä la nuitet rentra dans la ville.

Les troupes russes et les corps frangais continuant d’arriver, se rassemblerent, lesFrangais sur la rive gauche du Dnieper, les Russes sur la rive droite et y passerent lanuit.

Journee du 17.

Au point du jour, les deux armees occupent les positions suivantes :

L’armee frangais e (bleu de Prusse), formant un demi cercle, investit completementla ville sur la rive gauche. Le corps de Ney, sa gauche au fleuve, fait face au faubourgde Krasnoi et ä la citadelle; Davout , ä cheval sur la route de Krasnoi', a devant Iui lesfaubourgs de Mstislaw et de Roslaw qu’il va attaquer de nouveau; sa cavalerie sousGirardin est en arriere, pres de Tifinskoie; Poniatowski avec ses Polonais s’appuie ala droite de Davout et se trouve ä la hauteur du faubourg de Nikolskoie. La ligned’investissement se termine par la reserve de cavalerie du roi de Naples, qui s’etendjusqu’ä Cheni-Ostrog, La garde imperiale est en reserve en arriere d’Iwanowskoi'e.

De son cöte le general Barclay de Tolly (, ja-une ), avait place la division Kapezcwiczdans les faubourgs de Mstislaw et de Roslaw, celle de Lichatschef dans la citadelle etle faubourg de Krasnoi, Konownitzin au faubourg de Roslaw et en reserve; une divi-sion de chasseurs au faubourg de Nikolskoie, les chasseurs de la garde en reserve aupont du Dnieper et un corps de dragons en avant du faubourg de Raczenska. Cestroupes fraiches avaient releve pendant la nuit le corps de Raefski renvoye derrierela Kolodnia.

Les corps de Raggawout et d’Ostermanu, les grenadiers de Strogonoff, la garde äpied et les reserves sont sur la rive droite du Dnieper et ä cheval sur la route deSaint-Petersbourg, soutenues par la cavalerie de la garde et le corps des grenadiersreunis ( jaune). Le corps de cavalerie de Korf esten position vers Stabna. La deuxiemearmee, aux ordres du prince Bagration, est sur le chernin de Moscou et ainsi disposee :Pahlep avec sa cavalerie et une division d’infanterie en avant de Valoutina-Gora ,

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