47
LEGENDES;
laient conquenr; Schwartzenberg se concerta avec Blücher afin de combiner uneattaque generale pour le 19; toutes les troupes se porterent en avant; Blücher etBernadette remonterent laPartha et la passerent entre Taucha et Schönfeld; Sackenet lork resterent au nordde Leipzig prets ä assaillir les faubourgs; l’armee ennemieentoure le cercle restreint oü V a se mouvoir Napoleon, et le pont de Lindenau est laseule yoie qui lui reste pour faire saretraite. Le general Reynier parvient neanmoinsa le rejomdre avec son corps en grande partie compose de Saxons et de Wurtember-geois qui ajouteront, par leur trahison infäme, a tous les dangers qui s’accumulentsur lui et son armee,
Journee du 18.
L’Empereur, force de recevoir la bataille, pour avoir le temps d’effectuer sa re-traite concentre son armee plus pres de Leipzig [bleu da Cobalt.) A sa droite, Augereau,
Pomatowsla.OudinotetY.ctorse forment entre la Pleiss et Zuckelhausen, en Mde
Dölitz aucentie Lamiston, et Macdonald s’etendent de Zuckelhausen, jusqu’en ar-nerede Baalsdorf. Reynier, avec nos perfides allies et la division Durutte est i Pauns-dorf. Souham et Marmont forment l’extremite de la ligne, «rtotaEroZdominent la Partha. La garde est en reserve, et Bertrand en avant de Lindenau .
Cette powtion nepeut etre longtemps conservee, eile est encore trop etendue Lesmasses ennemies s avancent precedeesde douze cents pieces de canon; elles nous for-centa aresserrer et chaque corps vient se former comme il est indique au plan
L’armee des allies (Jaune et nenr) suit le mouvement des Francs en redoublant sonfeu. Bluchei , Iaissant Yoik et a Sacken le soin d’inquieter les faubourgs de Leipzig , seporte sur Scln>nfeld avec Samt-Pnest et Längeren; Bernadotte lance le general prussienBulowsurSellershausen etle soutientavec sesSuedois.Benigsen,secondepar Klenauaborde Paunsdorf et Zweynaumdorf, t andis que Wittgenstein et Kleist , suivis de re-serves, se portent sur Probstheyda, et que les Autrichiens de Colloredo de Bianchiet de Ilesse-Hombourg Avancent sur notre extreme droite; une division legere est enObservation entre la Pleiss et 1 Elster, et Giulay continue ä völliger dans la plaine deLindenau .
A midi, l’engagement devient general. Augereau et Poniatowski, malgre la faiblessede leurs corps, defendent heroiquement l es abords de Löffing et de Connewitz : ilssont soutenus par Oudinot avec deux divisions de jeune-garde, et le combat est re-tabli ä leur avantage. Wittgenstein et Kleist , portant tous leurs efforts sur Probst-heyda, sont appuyes par les reserves russes; leurs colonnes serrees avancent avecrapidite; le prince Auguste de Prusse est en töte; Gortschakof le suit, ainsi que lereste de l’armee de Wittgenstein. Dejä il s approchent du village, lorsque Victor etLauriston les chargent avec la plus brillante vigueur et les repoussent: cent pieces decanon, conduites par Drouot, les accablent de leur feu; les tirailleurs les decimentet cette partie de 1 armee ennemie se bornc ä repondre par une canonnade qui durejusqu'ä la nuit.
Klenau et Benigsen, qui ont debouche sur Stötteritz et Melkau , ne peuvent de-postei Macdonald ni Sebastiani de leurs positions : ces deux generaux repoussent lesallies et se uiainliennent avec le memo succes que notre droite,
11 n’cn est pas de me me ä la gauche. Schönfeld et Paunsdorf sont attaques par les
corps nombreux de Blücher et de Bernadotte . Les Saxons etaient dans Paunsdorf;Marmont s’etendait de ce village ä Schönfeld; Souham leur servait de reserve. Mar-mont defend son poste avec une admirable vigueur; Reynier, menace sur ses flancs,se retire avec son corps entier sur Sellershausen ; Ney y accourt et reporte la divisionDurutte sur Paunsdorf, Iaissant les Saxons livres ä eux-memes. Ils s’avancentalors sur l’ennemi : Reynier croit ä un exces d’audace, court ä eux pour les mode-rer ; mais ils s’arretent, et leur artillerie se tourne contre nous. La cavalerie wur-tembergeoise les imite. Reduit ä la seule division Durutte , Reynier, echappeä la mortqui le menaqait, se retire dans Seilershausen, oü Ney le fait soutenir par Delmas. Mar-mont , appuye ä Schönfeld qu’il defend toujours, prolonge la ligne jusqu’ä laPartha.
Le combat se soutient dans cette partie de la ligne avec une animosite sans egale;mais les forces sont trop inegales. Bulow, Bubna, les Saxons, les Suedois se ruentsur la poignee de braves de Delmas et de Durutte , et la droite de Ney est ramenee surAnger.
A la nouvelle de la defection des Saxons et de la retraite de Reynier, Napoleon voleavec les cuirassiers de Nansouty sur le point menace. Ney, ramenant ses troupes äla Charge, se lance sur Bulow; Nansouty prend les Prussiens en flanc du cöte deMelkau, et ils sont ramenes ä leur tour sur Seilershausen. L’action devient moins vive,la canonnade seule continue et devient meurtriere. Delmas tombe un des premierssous ce feu terrible.
Pendant ce temps, notre extreme gauche sous Marmont opposait ä Blücher et Län-geren une resistance inflexible; Compans est blesse; Friederichs est tue; l’etat-major du Marechal tombe ä ses cötes; les troupes, harassees, sont pretes ä faiblir,lorsque Ney, qui a conserve en reserve deux divisions du corps de Souham , les lancesur l’ennemi. Schönfeld, pris et repris sept fois, reste en son pouvoir. Par suite de laretraite de Reynier, Ney reploie ensuite sa gauche en andere du village. Le Marechaletle general Souham sont blessesdans cette derniere action.
York et Sacken avaient en vain tente d’empörter le faubourg de Halle : Dombrowskiet Arrighi les avaient constamment repousses avec perte.
Bertrand, de son cöte, avait cliasse la division Lichtenstein du corps de Giulayqui voulait barrer la route de Weissenfels , et ouvert cette route ä l’armeefraiipaise.
La bataille, apres s’etre prolongee jusqu’ä la nuit, laissait les deux armees ä peupres dans leurs positions primitives, aucun corps de l’armee francaise n’avait ete en-tame , et malgre l’enorme superiorite de l’ennemi et la defection de nos allies, lajournee etait glorieuse pour les Fran^ais; mais leur position n’en etait pas moins desplus inquietantes. On n’avait pas eu le temps de jeter des ponts sur l’Elster, l’encom-brement etait effrayant dans la ville et les environs, la retraite allait etre un desordre;d’un autre cöte les munitions etaient epuisees, tant l’artillerie en avait consomme, etles soldats, extenues de fatigue et de faim, avaient besoin de repos. Il fallut attendrele lendemain pour aviser ä sortir de cette cruello Situation. Pendant la nuit l’encom-brement augmenta, et Napoleon se vit force de combattre encore pour assurer laretraite du plus grand nombre possible; neanmoins les gardes ä pied et ä cheval etles parcs parvinrent ä gagner la plaine de Lindenau et ä se reunir au corps deBertrand.