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bibijotheque historique et militaire.
niatowski. Les trois corps de cavalerie de Kellermarin, Latour-Maubourg et Pajolsont repartis sur cette ligne. Oudinot, avec deux divisions de jeune garde doit ap-puyer Victor et Poniatowski; Mortier, avec deux autres, secondera Lauriston. Lavieille garde est en reserve. Macdonald et Sebastiani formeront la gauche et ne sontpas encore en ligne.
Le marechal Marmont fait face ä l’avant-garde de Blücher qui s’avance par la route deHalle. Le corps de Bertrand et de Souham , sous les ordres de Ney, sont sur la Partha,ainsi que la division Dombrowski. Celle de Delmas arrive de Duben avecle parcd’ar-tillerie du troisieme corps. Le general Arrighi garde Leipzig et Lindenau avec un pe-tit corps d’infanterie et quelque cavalerie.
La grande armee alliee ( jaune) porte son extreme droite sous Klenau, ä cöte deLiebertwolkowitz; Wittgenstein, avec les corps du prince Eugene de Wurtemberg et de Gortschakof, est ä sa gauche; la cavalerie de Pablen lie ces deux masses entreeiles. Kleist se trouve en face de Poniatowski; les reserves russes sont en arriere;deux corps aulrichiens et leur reserve de cavalerie s’avancent entre;l’Elster et laPleiss; Giulay se repand dans la plaine pour menacer la route de Lutzen .
L’armee de Blücher arrive vers Lindenthal, et Bernadotte marche dans la memedirection. (II esthors du plan.)
A neuf heures du matin, trois coups de canon partis desbatteries alliees, donnentle signal de la bataille.
Le general Kleist , marchant sur notre droite, parvient a enlever Kleeberg, malgrela resistance opimätre des Polonais; le prince Eugene de Wurtemberg se porte surWachau , et Klenau sur Liebertwolkowitz : six fois de suite ils attaquent ces deuxvillages, et chaque fois ils sont repousses avec perte.
A onze heures, Macdonald debouche en avant de Holzhausen et se dirige sur leflanc de I’attaque de Klenau; la division Charpentier , formant tete de colonne, s’e-lance sur une redoute defendue par six mille Autrichiens, l’enleve et s’y etablit. Na-poleon voit arriver le moment dedeciderla victoire et se prepare ä percer le centre del’ennemi. Ilfait appuyer lemouvement de Macdonaldpar deux divisions de jeune gardesous Mortier, et Drouot avec soixante bouches äfeusoutient l’attaque sur Wachau.(Les Francais en violet, les allies noir et minium .) Le marechal Victor se jette sur lecorps du prince Eugene de Wurtemberg , l’enfonce, et le repousse jusqu’ä la Berge-ried’Auenheim oü des troupes fraiches, arrivees ä son secours, lui permettent de semaintenir quoiqu’avecpeine. Gortschakof, deborde par Lauriston et Mortier, eprouvele meme desastre et est rejete sur Störmthal . Macdonald, de son cöte, ramene Klenauen arriere de Seyffershayn et Sebastiani culbutela cavalerie autrichienne. Poniatows-ki, renforce de la division Semele et soutenu par Kellermann, repousse Kleist de Klee-berg et le force ä se retirer ä Gosewitz. Les Autrichiens, qui tentent le passage de laPleiss ä Dölitz et Connewitz, sont repousses par les generaux Lefol et Semele .
La cavalerie de la garde russe arrive au secours du prince Gortschakof, mais char-gee elle-meme par les escadrons frangais, eile est precipitee dans un marais et decou-vre le quartier general d’Alexandre qui, sur le point d’etre pris, fait donner les Co-saques d’elite de sa garde pour se degager. Latour-Maubourg a la jambe emportee,mais Bordesoulle fournit sa Charge ä fond et les Russes ne peuvent echapper au desor-dre le plus complet, que par I’arrivee de leurs reserves et le feu de leur artillerie. Nosescadrons viennent se reformer derriere l’infanterie.
Schwartzenberg, degoüte de sestentativesde passage 4 Connewitz et Dölitz, se de-cide ä revenir par KJ. Staedlehln, sur la rive droite de la Pleiss, ramenant avec lui
deux divisions de cuirassiers et les deux divisions de grenadiers du prince deHesse-Hombourg. Elles debouchent surGröbern au inoment oü Kleist estaux abois, repous-sent Kellermann et l’infanterie de la droite et parviennent jusqu’au-delä de Wachau,ä l’instant meme oü Bordesoulle executait sa belle Charge. Toutes les troupes fran-caises sont engagees, tandis que de tous cötcs les renforts arrivent aux ennemis; ils serallient et reprennent confiance. Le brave Pajol est blesse; cetevenement detruit hof-fet d’une Charge qu’il conduisait contre Klenau; les reserves russes et autrichiennesont change Faspect de la bataille, la victoire ne peut plus etre ä nous sans des etfortsmiraculeux, Neanmoins l’Empereurva renouveler l’attaque, lorsque Schwartzenberg,revenant ä ses premieres idees, ordonne au general Merfeld de tenter encore unefois de deboucher par Dölitz. Six bataillons traversent la Pleiss malgre la divisionSemele epuisee, mais Curial, avec ses vieux grenadiers, tombe sur eux; la colonneest enveloppee et enlevee ainsi que Merfeld lui möme. Les divisions Ricard et Brayer,du troisieme corps (Souham ), conduites par Ney, rejoignent l’Empereur; lanuit ar-rive, les forces ennemies s’entassent entre Kleeberg et la ferme d’Auenhein. Bianchivient s’y joindre avec les grenadiers autrichiens ; nous ne pouvons plus que nousmaintenir dans nos positions et le carnage finit avec le jour : la canonnade se pro-longe jusqu’ä huit heures.
Pendant cette longue et meurtriere action, Marmont avait ete attaque par Blücher ,et Giulay avait essaye d’enlever Lindenau qu Arrighi defendit en s’y retranchant,jusqu’ä i arrivec du corps de Bertrand, que le marechal Ney envoya ä son secours.Marmont , deborde par sa droite ä Lindenthal, se resserre entre Moeckern et Wideritsch.Blücher deploie son armee en avant de Lindenthal et porte en avant ses colonnes.York attaque Moeckern et Langeron Wideritsch. La division Dombrowski s’avancedes bords de la Partha au secours de Marmont et se porte ä sa droite, tandis queSaint-Priest se dirige pour appuyer Langeron. Le general Delmas, dont la divisionescorte le parc d’artillerie, accourt avec son avant-garde pour couvrir ce parc et sou-tenir les Polonais de Dombrowski.
Malgre ces renforts, Marmont a encore affaire ä des forces doubles des siennes; iln’en combat point avec moins de resolution, et la division Compans, composee descanonniers de marine, se signale par des prodiges de valeur; mais accable de fatigueet menace d’etre tourne, le Marechal replie son corps ä la hauteur de Gohlis et d’Eu-teritsch. Dombrowski et Delmas en fout autant, et tous trois, pendant la nuit, repas-sent la Partha. Instruit de ces evenements, FEmpereur renvoya Ney sur Schönfeld,avec les deux divisions Ricard et Brayer, du corps de Souham , qui etaient resteesinutiles toute la journee.
Ainsi finit la preiniere journee du grand drame, dont nous faisons l’analyse biensuccincte.
Journee du 17.
Cette journee fut consacree ä un repos qui ne devaitpas etre de longue duree.Napoleon fit une nouvelle demarche pour arriver ä reprendre les negociations dePrague : il rendit la liberte ä M. de Merfeld, son prisonnier, et le clmrgea de trans-mettre sespropositions aux Souverainsallies. Merfeld ne revint pas. L’annee ennemievenait d’eti’e renforcee de cent vingt mille honnnes par l’arrivee de Bernadotte , deBenigsen et de Colloredo ; et les allies , sürs maintenant d’accabler l’armee frän-Qaise, eviterent tous pourparlers qui ne pouvaient leur donner les avantages qu’ils al-