VENISE ET BOHEME.
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et si, malgre l’emprisonnement de ses parents, il s’obstine ä demeurera l’etranger, on chargera quelque emissaire de le tuer, et, apres samort, ses parents seront mis en liberte. » Et voila... Du moins laperspective ouverte par ces derniers mots avait quelque chose deconsolant... pour les parents du rebelle.
Nous passerons en revue les procedes dont Femploi permetd’executer les plus curieux de ces objets de verre qui ont fait lareputa-tion des verreries venitiennes; bien qu’il y ait une ou deux de cesspecialites dans lesquelles rien n’a ete fait d’aussi merveilleux enaucun temps, a beaucoup pres, que ce qu’en font les verriers de« l’article de Paris. »
PERLES SOUFFLEES. — Les perles Soufflees sont obtenues par lesniemes procedes que les bouteilles ou les manehons de verre ä vitres,ou du moins par l’application de la premiere Operation , qui consiste äprendre du verre en fusion au bout d’une canne et ä souffler dedans;seulement, aulieu d’une canne de six pieds, c’est un tube de six poucesqu’on emploie ici. L’ouvrier, ou l’ouvriere, car, a Venise comme aParis , on emploie beaucoup d’ouvrieres ä cette industrie, cueille aubout de son tube une goutte de pate et la Souffle de la grossemvoulue : on obtient ainsi une bulle de verre mince spherique; en agi-tant et balacant le tube pendant F Operation du soufflage, comme fait leSouffleur de bouteilles, on obtient une perle piriforme, destinee celle-ciä imiter la perle fine.
Les perles spheriques s’executent rapidement. Un bon ouvrierpeut en souffler six mille dans sa journee. On en fait des Colliers etdes chapelets, des tetes d’epingles a Fimitation des perles ou despierres et metaux precieux, du jais, du corail, de l’ambre, de l’or, etc.Les imitations de pierres precieuses sont faites de verre diversementcolore, et le prix plus ou moins eleve de la matiere colorante deter-mine alors le prix de la perle. Pour imiter For, on plonge la perleSoufflee dans une dissolution d’or. L’imitation des perles fines demandeun peu plus d’art : la perle ayant atteint sa grosseur et sa forme defi-nitives, on souffle a l’interieur de la cire liquide et chaude et despetites ecailles de l’ablette, poisson d’eau douce qui rend plus de Ser-vices ici que sur la table, car il n’offre qu’un mets assez peu delicat.Tel est du moins le procede imagine au xvn° siede par Finventeur, unmarchand de chapelets parisien, nomme Jacquin; c’est encore ainsiqu’on obtient les imitations grossieres et bon marche, mais celles quitromperaient a premiere vue, meme un joaillier, sont le produit de