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Tome premier.
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LA BRIQUETERIE.

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II y a plusieurs modeles de ces machines qui, suivant leur puis-sance, peuvent produire 1,000 ä 2,000 briques a l’heure. La machineBoulet et Lacroix en produit 800 ä 1,000 seulement. Dans la pratique,il est vrai, le rendement est a peu pres le meme avec lameme force.On voit que l’emploi des machines offre de reels avantages.

LES PREMIERES MACHINES A BRIQUES. — II y a environ cinquanteans que la premiere machine ä briques, ä la fois broyeuse et mou-leuse, a ete inventee aux Etats-Unis ; mais les resultats qu’elle donnafurent juges insuffisants et on l’abandonna bientot; ce n’est que dansces dernieres annees, et surtout depuis que la fabrication des piecescreuses, en se developpant, exigea l’application de machines spe-ciales, qu’en etendant l’emploi de ces machines ä la fabrication desbriques ordinaires, on finit par rencontrer le succes. Nous reviendronssur l’industrie des pieces creuses. Pour le moment, il est temps d’al-ler retrouver nos briques au sechoir...

SECHAGE ET CUISSON. — Lorsque la pate des briques ne cede plussous la pression du doigt, on les place sur champ, — apres les avoirebarbees d’un coup de plane, s’il s’agit de briques a la main. Toutesles briques ainsi placees, on les reprend une a une et on les disposeen haies , c’est-ä-dire qu’on en edifie des murs a jours, semblables äceux que font les enfants au moyen de dominos, laissant entre chaquebrique une ouverture qui permette la circulation de l’air, en les cou-vrant toutefois de paillons en temps de pluie. G’est dans cette positionqu’elles acquierent le degre de dessiccation desirable. Alors, il n’yaura plus qu’ä les faire cuire.

11 n’est pas rare de rencontrer, sur le penchant de quelque co-teau boise dont le sol argileux appelait naturellement l’industrie dubriquetier, un groupe de constructions fort sommaires, incompletesmeme, au-dessus desquelles s’eleve, d’unmonceau de terre rougeatre,une fumee peu epaisse. En approchant, on ne tarde pas a y recon-naitre tous les details que nous avons passes en revue. Voici la terrequi a passe l’hivernage, et, sous un appentis, le marcheux qui la pie-tine, le vangeux qui la petrit et la divise en petites mottes, et le mou-leur qui lui donne le dernier coup avant que le porteur s’en saisisseet la porte au sechoir, oü voila des briques parvenues a des degresdivers de dessiccation et dans des attitudes conformes ä leur etat. La-bas, c’est le fourneau dans Iequel, ou plutöt sur lequel les briques,que nous avons suivies dans leurs transformations successives, sont