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Tome premier.
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LA FAlENCE COMMUNE.

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tion de proportion. On fait calciner au four de gros morceaux de silex,puis on les plonge dans l’eau; apres quoi, on les livre a une machineau travail vigoureux et rapide dont les Iames de fer Ie reduisent en petitsfragments, tandis qu’on les arrose legerement d’eau. Ainsi prepare,le silex est transfere dans une large cuve ä fond de gres, au centre delaquelle un arbre vertical tourne, communiquant par quatre grandsbras horizontaux un mouvement circulaire ä quatre meules pesantesqui pulverisent le silex concasse et trempe d’eau; cette eau, satureede poudre siliceuse, prend bientöt l’apparence du lait. On transvasece liquide dans une autre cuve, en recueillant par decantation lesparticules siliceuses, et il ne reste plus qu’ä proceder au melange.

Le broyage ä la meule dure plus ou moins longtemps : quelque-fois plusieurs heures et assez souvent plusieurs jours. Le feldspathet le quartz subissent naturellement le meme traitement preparatoireque le silex.

LE MELANGE. — Dans certaines usines, l’atelier oü s’effectuent lesmelanges est un des plus importants; il y en a qui ont cinq ou sixcuves de 3 ä 4 metres de diametre et pourvues de palettes horizontalesmues par un arbre vertical. Au-dessus de chacune de ces cuves estun reservoir d’eau. On tourne le robinet, et quand la cuve a recul’eau necessaire, on ajoute une certaine quantite de poudre argileuse;puis on fait agir les palettes, qui battent l’eau et la terre jusqu’a for-mer une bouillie, dont on constate la densite et le poids en en portantsur le plateau de la balance plein un vase dont la capacite est connue.Le poids requis une fois atteint, le jeu des palettes est arrete, et labouillie est transferee dans une autre cuve, apres avoir passe a traversles mailles imperceptibles d’un tamis de soie de la plus grandefinesse.

Les autres matieres, traitees de la meme facon, sont mises ä partjusqu’au moment du melange, qui s’opere dans une cuve specialeaux parois de laquelle ont ete fixes, a differentes hauteurs, des pointsde repere, des clous tout bonnement quelquefois, pour marquer jus-qu’oü doivent s’elever dans la cuve les differentes bouillies qui y vontetre successivement versees. Tous les liquides verses, l’arbre est misen mouvement; les grands bras tournent avec rapidite et les palettesbattent avec fureur le liquide compose, qui se transforme d’abord enune ecume epaisse, laquelle, au bout de plusieurs heures, sera trans-formee a son tour en une pate plus dense ayant une teinte marronfonce.