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LES ARTS ET METIERS 1LLUSTRES.
LA PRESSE. — Le melange, de nouveau passe dans des tamis desoie, est transvase dans une autre cuve. Aspire de son dernier reser-voir par des tuyaux de pompe, il est ainsi porte ä la presse. Gettepresse est une construction carree en bois, a plusieurs compartimentssepares par des bandes de fer rapprochees. Dans chacun de ces com-partiments se trouve une espece de serviette. Au-dessus de la pressepasse un long tuyau horizontal, d’oü partent des tuyaux plus petitscommuniquant avec les compartiments. La machine en marche, lemelange liquide s’elance dans les compartiments par ces tuyaux. Enouvrant chacun de ceux-ci au bout d’un certain temps, on y trouvera,enveloppe dans un linge comme une livre de beurre dans une mai-tresse feuille de chou, un gros rouleau de terre plastique ne deman-dant plus qu’ä etre travaille, l’exces d’eauayant trouve une issue entreles bandes de fer des parois.
COUPAGE. — Ge n’est pas encore tout. Les rouleaux d’argile sontlivres ä une machine armee de couteaux qu’un mouvement excentriqueactionne, et qui les coupent en petits blocs.
PÄTES COLOREES. — Les pätes colorees ne donnent lieu ä aucunchangement autre que l’introduction des oxydes metalliques neces-saires dans le melange. Mais ce procede, qui supprime le petrissageet le ressuage, ou du moins qui l’opere mecaniquement et en grand,n’est pas applicable partout; il convient donc que nous passions enrevue les diverses manipulations dont la päte ä faience est l’objetdansles manufactures plus modestement etablies.
AUTRE PROCEDE. — La terre, d’une pari, et les autres substances,de l’autre, ayant ete broyees separement et par des moyens identiques,on s’occupe du dosage, qui se fait approximativement pour les pätesde faience commune, mais avec une exactitude plus rigoureuse pourcelles de la faience fine et de la porcelaine, tantöt au volume, tantötau poids. Le melange se fait ä mesure, en jetant tour ätour les diversessubstances dans des cuves oü il y a de l’eau, et oü, s’il n’y a pas depalettes comme dans le procede que nous venons de decrire, on y sup-plee en remuant le liquide avec un räble pour en former une bouillieclaire, qu’il faudra ensuite faire ressuer pour la raffermir.
RESSUAGE. — Le ressuage des pätes s’obtient de differentesmanieres, suivant le degre de perfection que l’operation exige. Ainsi,