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la pipe ebauchee, ayant soin de maintenir Ia direction centrale de latige metallique. Lorsque celle-ci est parvenue a un peu plus de lamoitie de sa course, la pipe est enfermee entre les deux coquilles d’unmoule en cuivre, laissant depasser l’aiguille et offrant une ouverture äl’endroit oü le fourneau devra etre creuse, soin auquel l’ouvrier s’ap-plique aussitöt. 11 prend un etampoir et l’introduit en cet endroit, enpressant et tournant, jusqu’ä ce que son fourneau soit creuse entiere-ment, ce qui n’est pas long; celafait, il reprend son aiguille et l’enfoncejusqu’ä ce que l’extremite engagee dans la päte apparaisse au fond dufourneau.
La pipe est alors ebarbee, retiree du moule, et se trouve prete ärecevoir les ornements et marques qui lui sont destines, et ensuite lepoli.
Si le tuyau doit etre courbe, cette forme lui est donnee ä la sortiedu moule, la päte etantencore molle; les ornements en creux, les nomset marques diverses sont appliques ä la molette; les ornements en reliefviennent au moulage. Quant aux parties emaillees, elles ne donnentlieu ä aucun procede special.
CUISSON. — Les pipes faponnees sont mises ä l’ombre pour secher;on les cuit ensuite, äfeu modere, dans de petits fours speciaux conte-nant de 3,000 ä 5,000 pipes. La cuisson d’une fournee dure de huit äneuf heures. L’objet sort alors du four ä l’etat de biscuit, qui est celuiqui convient pour l’usage qu’on fait d’une pipe et dont temoigne unbeau culottage.
P0LISSAGE. — Guites et refroidies, on faittremper d’abord les pipesles plus communes dans de la barbotine de terre de pipe; puis, une foisseches, on les frotte avec de la flanelle; les pipes fines sont polies aumoyen d’un vernis compose de gomme, de cire et de savon delayesdans l’eau, etendu egalement avec un morceau de flanelle et seche parfrottement.
Les principales fabriques de pipes de terre sont, en France , celles deSaint-Omer, Arras, Paris, Givet, Marseille, Lyon et Nimes . Elles occu-pent des milliers d’ouvriers, de femmes et d’enfants.