Band 
Tome premier.
Seite
158
JPEG-Download
 

LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES

lt>3

y

GRES CERAMES

GRES 'COMMUNS. — La pate des poteries de gres n’a que des rap-ports indirects avec la pierre qui porte ce nom, lesquels consistentdans rintroduction du sable quartzeux dans le melange. G’est une patedure, tres homogene, sonore, a demi vitrifiee et par consequent inal-terable par les agents cbimiques et impermeable aux liquides. Elle secompose d’argile plastique et de sable quartzeux, auxquels on ajoutede la chaux, de la baryte ou autre base dont le röle est de produire,sous l’influence de la chaleur et par combinaison avec les autres sub-stances, des silicates doubles. G’est d’une teile pate que sont faites lesfontaines de cuisine, les cruches, les touries, les pots ä salaison et aconserves au vinaigre, les pots a tabac, cannettes, pots ä cirage, bou-teilles a encre, etc. A la derniere exposition universelle, ou les grescommuns figuraient avec honneur, quoique la place leur füt mesureeparcimonieusement, on voyait, entre autres curiosite, des foudres acidre, des fontaines gigantesques, un pot a salaison pouvant contenir250 kilogrammes (la depouille morteile de deux porcs de taille respec-table) et un flltre a cafe d’une Contenance de 1,500 tasses! — sans parierde vases speciaux pour les laboratoires et les fabriques de produitschimiques, de tuyaux, etc.

II s’agit ici des gres communs seulement; pour les gres fins, lacomposition de la pate, pourvu qu’elle donne des silicates doubles,varie suivant les etablissements qui travaillent cette pate et qui en ontgeneralement imagine la composition. L’argile plastique, le kaolinargileux et le feldspath en sont les elements essentiels. Broyes tresünement a part, ces elements, quels qu'ils soient, sont manipules avecle meme soin que ceux des pates de faiences fines et melangees sui-vant un dosage rigoureusement determine.

CUISSON ET GLACURES . — Pour les gres communs, la cuissons’opere ordinairement dans un four ä sole legerement inclinee, a foyerplace par devant. Les pieces y sont entassees comme les pieces defaience commune ou enfermees dans des cazettes. Elles y sont sou-mises ä une temperature ties elevee, qui finit par produire a leur sur-face un commencement de fusion formant comme une glacure vitrifiee