PORCELAINES TENDRES.
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qu’elle etait a point, ce qui demandait du temps, il fallait la tenirpressee entre les coquilles d’un moule jusqu’a dessiccation süffisantepour pouvoir la travailler avec des Instruments de fer; au feu, gracea sa nature vitreuse, cette pate se ramollissait a une temperaturerelativement basse, de Sorte qu’on etait oblige de lui appliquer unecouverte de veritable cristal, mais plus fusible encore que le cristalordinaire. Cette couverte, appliquee ä deux reprises, donnait parexemple un aspect d’une beaute incomparable ä cette poterie defec-tueuse; sans parier de l’eclat des couleurs, accru par leur assimilationfacile au cristal tres fusible de la couverte.
Un mot, maintenant, de la composition de cette pate mal commode,dont on ne s’aviserait pas aujourd’hui. On commencait par preparerla fritte vitreuse qui, d’apres Larousse, se composait de :
Nitre fondu.
. . 22
»
Sei gris.
. . 7
2
Alun.
. . 3
6
Soude d’Alicanto.
. . 3
6
Gypse.
. . 3
6
Sable de Fontainebleau . . . .
. . 60
»
« A cette fritte, on ajoutait IT parties de craie et 8 parties demarne d’Argenteuil . Ce melange, reduit en pate liquide, etait broyependant six semaines. On sechait, puis on melait cette pate neuve ades debris et l’on delayait le tout avec une dissolution bouillante desavon noir. Le meme liquide etait employe dans la pate neuve quandon n’avait pas de debris. Dans ces deux cas, on obtenait la pate desi-gnee sous le nom de chimisöe. Le savon noir servait ä lier la pate.Neanmoins, les pates n’avaient jamais assez de liant pour etre ebau-chees, et l’on etait oblige de les presser entre deux moules pour leurdonner la forme convenable. Quand eiles etaient sechees, on les finis-sait avec des instruments de fer. Les difficultes etaient donc consi-derables. De plus, la pate se ramollissait aisement au feu. Tantd’inconvenients reunis ont fait renoncer ä peu pres ä. cette fabri-cation. »
D’apres la meme autorite, la couverte de cette porcelaine secomposait de :