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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
et si cela est vrai, on comprend qu’ils aient pu en tirer facilement leparti que Ton sait; mais est-ce vrai ? — L’ivoire ainsi amolli pouvait,en consequence, s’etendre en lames minces, dont onplaquait ensuitela surface du noyau en bois de la statue, pour rendre des parties denu d’une assez grande etendue, au moyen de pieces reunies par desjoints d’une precision teile, qu’un simple partieulier des temps mo-dernes a bien le droit de s’en etonner, sachant combien rapidement lesjoints d’ivoire les plus parfaits se trahissent par une ligne sombre desplus desagreables. Le reste, vetements, armes, etc., etait revetu defeuilles d’or.
Malgre la beaute de ses produits, la statuaire chryselephantinene se soutint pas, et toutes les tentatives pour la ressusciter, si hono-rables et interessantes qu’elles soient, ont invariablement echoue. Lasculpture sur ivoire n’est point morte, cependant, et eile se rehaussequelquefois d’un peu d’or ; mais il ne s’agit plus alors de statues colos-sales. La statuaire en bronze finit, du reste, par tuer la toreutique,qui se confondit bientot avec l’orfevrerie, des l’epoque de la deca-dence de Rome . II faut reconnaitre que les statues d’ivoire et d’or,avec ou sans ornements empruntes ä tous les regnes et presque atous les arts, n’etaient point des ceuvres de duree capables de resisteraux fantaisies meteorologiques, mais des bijoux precieux condamnesä vivre enfermes; leur grande richesse, en outre, etait une cause per-petuelle de tentation, et, en temps de guerre, l’envahisseur ne man-quait jamais de s’emparer de ces oeuvres d’art, moins pour en parerles temples de ses propres dieux que pour les depouiller de l’or dontelles etaient revetues. Alors qu’en restait-il ? Un squelette de bois bona mettre au feu. — Toutes ces considerations n’ont, sans doute, pasete etrangeres ä l’abandon de la statuaire chryselephantine, et elless’opposeront certainement a sa resurrection, si quelque enthousiasteemule de M. de Luynes tentait une nouvelle Campagne dans cebut.
Dans un temps oü la pendule de zinc ne trouve pas gräce devantl’ennemi triomphant, il ne manquerait certes pas d’Iphicrates pourenvoyer a la fonte l’or des statues de Denys.
REPR0DUCT10N GALVANOPLASTIQUE — Tous les procedes de l’an-tiquite ne nous sont malheureusement pas parvenus, et plusieurs deceux que nous connaissons ne nous paraissent pas applicables, pourdes raisons ou pour d’autres. Mais, en revanche, nous en possedonsque les anciens ignoraient, et dont ils n’auraient pas laisse de tirer