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sculpture en metaux precieux, auxquels etaient souvent ajoutes desornements de pierres precieuses, de marqueterie, de mosa'ique, etc.;le tout assemble recouvrait une ame ou armature Interieure en bois.C’est ce qu’on appelait la toreutique, qui comprenait d’ailleurs lasculpture sur bois et sur ivoire, ainsi que la statuaire chrysiUphan-tine, illustree par les chefs-d’ceuvre de Phidias : les statues colossalesdu Jupiter Olympien, des Minerve s de Pellene, d’Ellis et du Parthe-non , et la Vinus TJranie.
« Les Grecs, dit M. de Galonne, n’avaient pas sur la statuaire lesidees etroites que nous professons ; ils ne s’etaient pas, comme nous,enfermes dans un Systeme exclusif dont le moindre tort est de res-treindre le domaine de l’art, en l’obligeant a soumettre toutes sescompositions ä la tyrannie d’une matiere monochrome; ils savaientque, si la blancheur du marbre donne ä merveille les moelleux con-tours des formes humaines, eile finit a la longue par fatiguer leregard; ils savaient que si les figures sorties du Pentelique devaientsceller une alliance harmonieuse avec l’architecture extezüeure destemples, il faut reserver l’emploi d’une matiere moins repandue etplus precieuse pour les discretes clartes de la eella ; plus d’eclat, plusde variete dans les tons, plus de richesse dans la couleur etaient, enquelque fapon, commandes par la destination des statues representantla divinite du lieu; et l’on peut voir l’auteur des PanatMnees formerd’or et d’ivoire les statues de Jupiter Olympien et de Minerve victo-rieuse. La ne devait pas s’arreter l’effort createur du grand artiste :maitre d’une matiere plus riche et plus ductile, sentant vibrer le metalsous sa main, il abandonnait un moment cette sobriete d’ornementa-tion quidistingue ses Oeuvres exterieures, et brodait, en quelque sorte,sur les plans toujours larges et fermes de ses figures, les fantaisiessymboliques de son imagination. » Sans nier absolument la justessede la distinction ici faite entre la statuaire de dehors et la statuaired’interieur, nous ne sommes pas de ceux qui regrettent la statuairechryselephantine et dont la blancheur du marbre fatigue les yeux.Gette confession faite, passons aux details.
Get emploi de l’ivoire et de l’or assembles, pour former des statuescolossales indique suffisamment que les Grecs savaient travailler nonseulement le metal precieux, mais encore cette substance en appa-rence si peu maniable : la defense de l’elephant. Ils savaient, en effet,debiter l’ivoire de la maniere la plus habile et la plus avantageuse, lescier circulairement pour en faire des manchons; il parait qu’ilsavaient aussi un moyen de l’amollir comme nous faisons de la corne,