LES DIAMANTS CELEBRES.
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sont pas en majorite, figurent en grand nombre et se distinguentordinairement par leur poids* ecrasant et par leur valeur excessive,que personne n’a jamais pu ni voulu escompter, mais proclamee tresbaut par tout le monde. On ne les connait pas tous, ces merveilleuxdiamants ; peut-etre meine n en connait-on pas un; mais qu’importe ?...
On eite, par exemple, comme le plus gros diamant connu — sansdire par qui, — celui du rajah de Mattan, a Borneo , lequel (le dia-mant) peserait 367 carats au bas mot. Maisme dire qui est ce rajah de Mattan, dontj’entends vanter l’ecrin depuis plus d’undemi-siecle. Tout ce que j’en sais, c’est qu’ilrefusa de ceder au gouvernement de Bata-via, moyennant 750,000 francs en monnaieayant cours et deux vaisseaux de guerretout armes et equipes, cette pierre aussi mer-veilleuse que peu connue en realite.
II y a, heureusement, des diamants d’unpoids non moins respectable et dont l’exis-tence n’a rien de problematique, si leurhistoire presente ca et lä. quelques enjolive-ments suspects. Geux-ci nous appartiennent(figurativement), et nous aurions tort den’en point profiter.
LE KOH-I-NOOR . — Les diamants de la couronne britannique for-ment un splendide diademe de quatre-vingt-six pierres au milieu des-quelles brille ce diamant merveilleux, le Koh-i-Noor, ou Montagne delumiere, qui, bien que reduit considerablement par des tailles repe-tees, est encore gros comme la moitie d’un ceuf de poule raisonnableet estime quelque 50 millions de francs en chiffres ronds.
D’apres une legende hindoue, le Koh-i-Noor aurait ete primitive-ment porte par un des heros du Mahabharata , ce qui ferait remonterä 4,000 ans son origine historique. II est etabli, en tout cas, qu’ilappartint a Vikramaditya, rajah de Mjayin, 56 ans avant l’ere chre-tienne, et passa ensuite a ses successeurs, les rajahs de Malwa, puisaux sultans de Delhi quand Malwa fit partie de leurs possessions. 11devint ensuite la propriete des rois de Golconde , a Tun desquels ungeneral peu scrupuleux, du nom de Mininrola ou Mirgimola, parvinta l’enlever et en fit present au Grand Mogol Schah-Jehan, pere d’Au-reng-Zeyb, aupres duquel il s’etait refugie. Ge diamant pesait alors
personne n’a jamais pu
Fig. 35 .— Regent et Sancy( pages 288 efc 290).
REGEWT.
SAWCY