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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

787carats 1/2. Schah-Jehan resolut de le faire tailler; mais le maladroitauquel il le confia ne reussit qu’a le reduire de plus de moitie sansparvenir a le tailler d’une maniere presentable. Le Grand Mogol,furieux, punit d’une amende de 10,000 ducats l’auteur de cet exploit,au lieu de le payer de son beau travail, — paye peut-etre par provisionavec un bon petit morceau du gros diamant si reduit.

Yingt ans plus tard (1665), le celebre voyageur fran§ais J.-B. Ta-vernier eut l’occasion de voir le Koh-i-Noor , qui ne pesait plus alorsque 280 earats. Gomme il s’occupait surtout du commerce des pierresprecieuses, il ne manqua pas de l’examiner de pres et manifesta toutel’admiration qu’il lui inspirait. Depuis cette epoque jusqu’a celle ou. ildevint la propriete du khan de Gaboul, au commencement de ce siede,le Koh-i-Noor est passe dans diverses mains. Le roi de Labore, Run-jeet-Singh, qui etait en relations de conquete avec Futteh-Kban, ayantappris que le fameux diamant etait dans la possession de celui-ci,resolut de s’en emparer. Il adressa, en consequence, une invitation a sonallie, qui, prevenu sans doute, s’y rendit avec empressement, pare...d’une tres belle imitation du Koh-i-Noor . Runjeet-Singh, qui ne sedoutait pas de la Substitution, demanda au khan son superbe diamantet l’obtint sans difficulte; il l’envoya aussitot au joaillier de sa courpour le faire monter. Le joaillier apprit alors ä son souverain que lapierre qu’il lui avait envoyee etait fort belle, sans doute, mais relati-vement sans valeur.

A cette nouvelle, le maharadjah entra dans une fureur teile, qu’ilordonna de fouiller le palais du khan de fond en comble et de s’em-parer coüte que coüte du riche joyau qu’il convoitait. Il n’en fut pasvenu ä ses fins pourtant, si un esclave, trahissant son maitre, n’eutindique un monceau de cendres dans lequel le diamant etait cache.Runjeet-Singh s’en saisit avec une joie delirante et l’emporta entriomphe (1812). Il s’en para depuis avec orgueil, et souvent memeen para son cheval, qui ne s’en souciait guere.

Quand Runjeet-Shing fut mort, le diamant passa ä ses heritiers,et, lors de la conquete du Punjab par les Anglais, en 1850, le Koh-i-Noor se trouva parmi les depouilles des vaincus. Offert en present äla reine Yictoriapar la Compagnie des Indes orientales , il fut apporteen Angleterre, avec d’autres richesses, ä bord de la Mddea. — Mais icise place une anecdote assez curieuse, que nous trouvons relatee dansla Vve de lord Lawrence , publiee recemment.

Henry Lawrence et son frere John etaient alors administrateursdu Punjab. La garde de la precieuse pierre ayant ete confiee ä ce