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LES AUTS ET METIERS ILLUSTRES.
Ce diamant, qui pesait, brut, 83 carats 1/2, en perdit 37 a la taille.II ßgura a l’Exposition de Londres (1872) et a celle de Vienne l’anneesuivante. II est devenu la propriete de la comtesse Dudley, qui le porteau milieu d’un diademe.
LE STEWART. — Le Stewart-Diamond laisse bien loin derriere luil’Etoile du Sud, puisqu’il pese 288 carats 3/8, brut (nous ignorons s’il asubi la taille); c’est le plus gros diamant qu’on ait trouve au Cap, et ill’a ete dans des circonstances curieuses a relater.
Deux proprietaires s’etaient deja succede sur un claim de W aldeek’sPlan qui rendait si peu, qu’un certain M. Antony , cherchant ä s’eta-blir dans des conditions modestes, l’acquit du dernier de ces proprie-taires moyennant 750 francs (30 liv. st.). Le nouveau proprietaire, aidede son jeune fils, piochait inutilement deja depuis quelque temps, maispoursuivait avec courage son excavation, sachant peut-etre qu’aprestout, la oü I’on rencontre en quantite de petits diamants, il n’y aaucune chance d’en trouver de gros. Un beau jour, que son fils pio-chait en conscience sur le f'ond de la fosse, il lui commanda de s’at-taquer aux cotes ; le jeune homme n’ayant pas obei assez vite, le pereimpatiente prit la piocbe, donna quelques coups, detacha un grosdiamant qu’il reconnut pour tel, sans doute, du premier coup, carl’emotion qu’il en ressentit lui permit a peine de le ramasser; — apresquoi il fallut le transporter chez lui, oü il demeura deux jours sanspouvoir rien prendre.
Apres avoir provoque l’enthousiasme de toute la colonie, le dia-mant fut envoye a la Compagnie Stewart de Liverpool, a laquelle ila emprunte son nom.
LES FAUX DIAMANTS CELEBRES. — LE BRAGANCE. — Le diamantde la couronne de Portugal, le Bragance, fut decouvert au Bresil en1741. 11 ne peserait pas moins de 1,880 carats, et sa valeur a eteestimee 7 milliards etdemi de francs! —11 n’a qu’un defaut, ou, s’il nel’a pas, on le lui prete avec grande apparence de raison, puisquele gouvernement portugais se refuse energiquement a le montrer : cediamant serait une splendide topaze.
MERVEILLE DES MERVEILLES. — En 1809, un negre ayant trouve,ä Villa-Rica, un diamant d’un volume et d’un poids egalementmonstrueux, sollicita une audience de l’empereur pour le lui offrir enpersonne. Il l’obtint, et une voiture de la cour vint le chercher, avec