LES DIAMANTS CELEBRES.
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etait connu, et a se faire aboucher avec des agents russes , qui luiconseillerent de partir pour Saint-Petersbourg . Dans cette capitale,oü il ne parvint pas sans de nombreuses aventures de l’espece la plusdesagreable, Shafras rencontra des Armeniens qui lui vinrent en aide,au moment precis oü il aurait bien pu rabattre beaucoup de ses pre-tentions premieres ; il reprit donc courage, negocia longtemps, etobtint enfin, en 1.764, le resultat qu’il s’etait promis.
Le comte Orloff, favori de la czarine Catherine II , acheta du joaillierreceleur, moyennant 500,000 roubles, une rente viagere de 5,000 rou-bles et des titres de noblesse, lafameuse Lune des montagnes, appeleeaujourd’hui, de son nom, VOrloff.
Telle est l’origine du magnifique diamant qui orne aujourd’hui lesceptre d’Alexandre III, empereur des Russies . — Son histoire fait lesujet d’un roman de Wilkie Collins , la Pierre de Lune (The Moonstone ),qui a ete traduit en francais .
Plusieurs diamants du Cap, quoique la decouverte des minesoü ils ont ete trouves ne remonte pas bien haut, ont dejä leur histoireaussi. Nous nous bornerons a donner celle des deux plus celebres,tant par les circonstances dans lesquelles ils ont ete trouves qu’a causede leur haute valeur intrinseque et de celle de leurs proprietairesrespectifs.
L’ETOILE DE L’AFRIQUE DU SUD . — Nous avons raconte dans quellescirconstances avaient ete decouvertes les mines de diamants du Cap.Le fermier Schalz, qui avait achete de sa voisine le premier diamanttrouve sur la rive de l’Orange, en 1867, par les enfants de celie-ci,ayant appris qu’un soreier cafre guerissait toutes les maladies aumoyen d’une pierre brillante, se douta bien qu’il y avait du diamantdans l’affaire et resolut de s’approprier a bon compte, s’il etait possible,la pierre merveilleuse du soreier. En consequence, il fit le malade etappela le charlatan cafre aupres de lui. Feignant alors une grandeconfiance dans la puissance de son talisman, il lui demanda de le luiceder. L’autre n’y consentit que contre l’abandon a son profit de toutela fortune du fermier, laquelle se composait de deux chevaux, douzeboeufs et cinquante moutons. Schalz se fit un peu tirer tirer Poreille;mais il savait maintenant apprecier la valeur de la pierre qu’ilconvoitait: il ceda donc. Le surlendemain, il revendait sa pierremiraculeuse 280,000 francs a la maison Lilienfeld, d’Hopetown, quila cedait bientot, avec benefice naturellement, a un joaillier de Lon-dres, lequel la fit tailler a Amsterdam , suivant l’usage.