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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES.

on laisse secher, on brosse ensuite, et, si Ie resultat n’est pas entierc-ment obtenu du premier coup, on recommence une ou deux fois, s’ilest necessaire.

Enfin, on a imagine dernierement une imitation de l’ecaille quin’emprunte absolument rien au regne animal, si 'ce n’est son vernis.Yoici en quoi eile eonsiste : on etend sur une plaque de verre, faconneecomme on le desire, une couche de gelatine claire, et on y appliqueles taches caracteristiques de l’ecaille vraie au moyen dune solutionconcentree de. vdsuvine (couleur d’aniline) egouttee sur sa surface, eta laquelle on peut donner une belle couleur rougeatre par l’additiond’une autre couleur d’aniline, la trop populaire fuchsine. Quand letout est bien seche, on etend dessus une legere couche de colle fortetransparente, et celle-ci seche a son tour; l’affaire est faite. Mais, toutbien considere, l’emploi de cette fausse ecaille ne sera probablementjamais tres repandu.

LA NACRE. — La nacre est une substance calcaire dure, brillante,ä reflets... nacres, tiree principalement de l’avicule perliere et decomposition semblable, apres tout, ä celle de la perle que produit cetteespece d’huitre. Mais eile provient encore de divers autres coquil-lages, tels que les haliotides, les anodontes, les mulettes et les sabotsou burgaux. 11 y a des nacres blanches, grises et meine noires.

La burgaudine, ou nacre du sabot, coquillage epais, rugueux etcontourne, est tres recherchee pour l’eclat extraordinaire de ses refletsirises. Le commerce distingue, en outre, la nacre franche, la batardeblanche, la batarde noire et l’oreille de mer ou haliotide, qui n’ad’autre tort que son peu d’epaisseur; autrement eile pourrait rivaliseravec les plus belles sortes.

La durete de cette substance la rend d’un travail fort difficile.On la debite carrement, autant que possible, au moyen d’une scie fineä metaux, ou en morceaux circulaires au moyen d’une scie annulairemontee sur le tour; une meule en gres arrosee d’eau est necessairepour l’aplanir ou user ses angles selon le besoin, et on la faconne al’aide de burins solides ä pointes tres aigues; d’oü les noms de scieurs,emouleurs, faconneurs, graveurs, etc., par lesquels on designe lesouvriers travaillant la nacre, tres employee, malgre tant de difficultes,dans la marqueterie, la bijouterie, la tabletterie, la coutellerie, etc.On lui applique aussi, dans de nombreuses occasions, les procedes del’art du lapidaire, c’est-a-dire le travail a la meule et ä la bouterollemontee sur le touret et humectee de bouillie d’emeri.