MATIERES ANIMALES.
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neurs ramassent leurs copeaux, comme ceux de büffle et de corne, etlorsque le triage est devenu impossible entre les dechets des troissubstances, on ne faitpas difficultedeles reuniret de les fondre etmoulerensemble pour servir ä divers objets, par exemple, ä la fabrication debonnettes en päte, pour maintenir les verres des lorgnettes de spec-tacles et des lunettes d’approche de pacotille. La fonte et le moulagedes dechets comportent a la verite quelques modifications de detail,mais pas assez importantes pour nous contraindre ä une descriptionspeeiale ; on comprend que ce n’est pas la un art, et que, pourvu quele but soit atteint, le principe etant connu, les moyens importentpeu. — II va sans dire que l’ecaille fondue a perdu sa translucidite,füt-elle de la plus grande purete.
Par le moulage des debris d’ecailles et d’autres substances ana-logues, et l’emploi de matrices appropriees, on obtient des bas-reliefsaussi bien que des moulures ; cela va de soi.
L’ecaille sert principalement äfairedes peignes, des eventails, desmontures de lunettes et de lorgnons, des bonnettes de lorgnettes, desmanches de canif, des bonbonnieres, des tabatieres, des porte-cigares,porte-monnaie , etc.; sans parier de son emploi en marqueterie, quiest fort etendu.
FAUSSE ECAILLE. — On imite l’ecaille avec le caoutchouc durci,le celluloi’d, et surtout avec la corne, a laquelle on donne des tachesnoiratres ou brunes au moyen de sels d’or et d’argent. La transforma-tion de la corne en fausse ecaille s’obtient encore, et le plus souventaujourd’hui, par le procede suivant: un peigne en corne prepare commenous l’avons explique, les dents taillees et polies (ou tout autre objetde corne), on le traite ä l’acide nitrique dilue, qui convertit sa couleurvert pale caracteristique en un beau jaune d’ecaille. On dispose a sasurface des taches d’un meiange de soude caustique, de litharge, desang-dragon et d’eau, qu’onlaisse secher. Lorsqu’on enleve les gouttessechees de ce meiange, on s’apercoit qu’une partie a penetre dans lacorne, laissant a la surface des taches d’un brun orange fonce commecelles qui caracterisent la veritable ecaille; et le tour est joue.
On peut encore substituer au meiange precedent un meiange dechaux vive et de litharge par parties egales avec de forte lie de savon,qu’on dispose de la meme maniere; on obtient une couleur rougebrun plus fonce, quelquefois necessaire, en ajoutant de la craie aumeiange ci-dessus.
Les taches sont imprimees sur la corne avec un petit pinceau,