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Tome premier.
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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.

rale et d’application facile, et, si nous y insistons de nouveau, c’estque rien n’est plus simple au monde que 1’Organisation et la directiond’un tour, quand nous voyons tous les pretendus Manuels traitant del’art du tourneur se complaire dans de ridicules complications, signa-lant invariablement ä leurs lecteurs la massue d’Hercule commel’instrument le plus propre a repousser les attaques d’une puceaudacieuse!

C’est avec le secours modeste du plus simple des appareils ques’executent les travaux les plus charmants, d’ailleurs; les plus compli-ques ne servent qu’ä l’execution de travaux de force ou a des extra-vagances : les inventeurs ne sont pas tous des genies.

LE TOUR EN L’AIR. — On fait depuis longtemps des tours en l’airdont toutes les pieces, y compris le banc, sont en fonte ; on y trouvel’avantage de formes moins massives et, peut-etre, de plus d’exactitudeet de delicatesse dans les assemblages ; mais, au fond, toute la diflerenceentre le tour en bois et le tour en fonte reside uniquement dans lamatiere employee. Prenons donc le tour en bois pour type.

Les pieces essentielles du tour en l’air sont : le banc, le bidetsupportant i’arbre du tour, qui est la vraie machine; la poupee mo-bile, la roue motrice et la pedale. Le banc, dans ses dispositionsgenerales, ne differe point de celui du tour ä pointes.

LE BIDET. — Le bidet est forme de deux montants, Tun et l’autreassujettis en dessous du banc au moyen d’une cale ou d’une vis äsemelle, et reunis Tun a l’autre, ä distance determinee par la Posi-tion des deux collets de l’arbre, par deux fortes traverses reposantsur les jumelles; dans le sommet de chacun de ces deux montantsen bois, dont celui de l’extremite gauche a plus du double de l’epais-seur de l’autre, on a pratique une ouverture carree doublee interieu-rement d’un cadre metallique ä coulisses dans lesquelles s’engagentles languettes des coussinets, egalement metalliques, entre lesquelsdoivent tourner les collets de l’arbre, et qui sont maintenus dans leurcadre, avec la fermete necessaire pour eviter les tressauts de celui-ci,par des etriers a charnieres en fer ou en cuivre, formant comme lecouronnement des montants et munis en leur centre d’une vis depression appuyant sur le coussinet superieur de chacun d’eux.

L’ARBRE. — L”arbre est un cylindre en acier ayant, pres de cha-cune de ses extremites, un collet destine a tourner entre les coussinets