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Tome premier.
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TOUR A POINTES, TOUR EN L’AIR.

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des montants correspondants, et a son centre une poulie montee surpas de vis , ayant generalement trois diametres, de 0 m ,20 a 0 m ,10,permettant de regier la vitesse, et par consequent la puissance qu’ilconvient de donner ä la machine, suivant le travail a executer. Entrela poulie et le montant de gauche, la plupart des arbres de tour sontcharges aujourd’hui de pas de vis de grosseurs variees destines a etrereproduits par Fouvrier, en cas de besoin, par une methode ingenieuse,sans doute, mais dont Futilite nous parait contestable, du moins pour lesouvrages courants. L’arbre est enfm prolonge hors du montant degauche par une portee filetee jusqu’a Fembase du collet et surlaquelle on visse un ecrou en temps ordinaire, ou bien on monte unmanchon a spirale creuse, lorsqu’on veut executer une colonne torse;il se prolonge egalement hors du montant de droite, en une partieegalement creusee par un pas de vis, sur laquelle on monte les diversmandrins en usage, et percee d’un trou taraude dans lequel on visseune griffe, pour tourner une piece cylindrique un peu longue, main-tenue ä l’autre extremite par la pointe de la poupee mobile, laquellene differe en rien de^celle du tour a pointes. Cet utile appendice, dontle pas de vis est arrete par un disque epais et large qui forme del’autre cöte Fembase du collet de droite et du cöte libre une plate-forme ä a-ngle legerement rentrant oü vient s’appliquer la base desmandrins, s’appelle le nez du tour, ou de l’arbre.

Le bidet du tour d repousser. — Au temps lointain oü le tour-neur executait ses vis et ses ecrous d la volee et n’avait, par conse-quent, aucun besoin d’un arbre surcharge de pas de vis pour luiservir de guides, l’arbre etait plus court, et, au lieu de deux collets,n’en avait qu’un, tournant entre les coussinets du montant voisin dunez; l’autre montant, au lieu de cadre a coussinets, portait une cra-paudine, ou plutöt un boulon a vis semblable a la pointe mobile etmonte de la meme maniere, quoique avec plus de soin et de solidite,mais dont la pointe etait remplacee par une cavite conique destinee ärecevoir la pointe qui terminait l’arbre de ce cöte. On voit en quoiconsistait la difference : au reste, Fappareil n’a pas cesse d’exister,et je ne crois pas que tous les perfectionnements du monde reussissentjamais a le faire disparaitre des ateliers.

On comprendra, en effet, que, par cette disposition, on evited’abord le frottement du se'cond collet roulant entre coussinets,economie deja importante en tout etat de cause; mais si le travail aexecuter oblige a operer une pression directe sur le nez de l’arbre,comme dans le travail du repousse, et meme dans tout travail ayant