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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
pas, jusqu’ä lui faire parcourir au besoin, c’est-ä-dire si on ne l’arrete,toute la longueur du baue. Dans le chariot du tour Whitworth, leporte-outil recoit son mouvement longitudinal d’un levier, et sonmouvement perpendiculaire ä Taxe de la piece lui est communiquepar une vis a manivelle. Une disposition ingenieuse permetde degagerl’ecrou du guide en forme de vis situe entre les jumelles du baue, aumoyen d’un levier; alors, en tournant la manivelle, le mouvement enavant du chariot s’effectuera par l’action d’une roue dentee engrenantdans une cremaillere installee derriere le tour.
Maintenant, si le train d’engrenages mettant en communieationla vis-mere et l’arbre du tour est combine de teile Sorte que la visexecute une revolution complete a chaque tour de fiarbre, l’outil seranecessairement mü dans le sens de Faxe du tour d’une distance egalea la largeur du pas de la vis, ä ebaque tour que fera la piece en ceuvre,sur laquelle il tracera une spirale donnant la representation exacte dela vis du guide. En modifiant, par exemple, les rapports entre lemouvement circulaire du mandrin, c’est-a-dire de l’arbre du tour, etle mouvement longitudinal du chariot, on allonge ou l’on retrecit avolonte les filets; et c’est a quoi servent — entre autres objets — lestrains de rechange.
Ainsi, le filet de la vis-mere faisant deux tours par centimetre,supposons, une revolution complete de la roue qu’elle porte ä sonextremite libre ne fera avancer l’outil, sur la longueur du cylindre,que d’un demi-centimetre. Supposons encore que la roue qui terminel’arbre du tour, en communieation avec la precedente, fasse, a raisondu nombre de dents qu’elle porte sur sa circonference, dix tours pen-dant que celle-ci en fait un : alors, dans la longueur d’un demi-centi-metre que nous avons prise pour base, le filet de vis trace par l’outilsur le cylindre entourera dix fois celui-ci. — On aura donc ainsi unfilet d’un vingtieme de centimetre.
On comprend maintenant I’importance qu’il y a a bien choisir lesroues qu’il faut monter sur le tour pour construire un pas de vis deter-mine, le nombre de ces roues et celui des dents qu’elles doiventporter. Le probleme n’est pas des plus faciles et surtout des plusrapides ä resoudre, sans le secours d’une methode rationnelle; on n’yarrive pas, si le hasard ne s’en mele, sans d’assez longs tatonnements,et les procedes empiriques en usage pendant quarante ans et con-serves encore dans la plupart des ateliers ont plus d’une fois faitpester de tout son coeur le tourneur aux abois. G’est ce qui nousengage ä donner ci-apres une nouvelle et ingenieuse methode due ä