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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
renee se borne ä une simplification de travail dont on se rend aisementcompte, et qui consiste dans l’absence du pas de vis. Quand les boitessont coupees ä angle droit,'toutefois, ön creuse l’interieur egalementa angle droit; mais c’est affaire de pure Convention.
LA TIRELIRE. — Si l’on donne ä une boite ainsi ereusee et fer-mant a vis la forme d’un baril, dont les cercles sont simules par desbaguettesarrondies, l’ouverture dissimulee entre deux decesbaguettes.
Kig. 60. — Collection d’objets creux.
il ne reste plus qu’a percer le fond du couvercle d’une ouvertureetroite rectangulaire, du diametre de la piece de monnaie courante laplus large, pour en faire une tirelire, — dans laquelle il sera peut-etre trop facile de regarder monter le niveau du petit tresor.
LA POIVRIERE. — Pour faire une poivriere ayant la forme exte-rieure d’une urne portee sur un piedouche, on commence par tournerla partie superieure, terminee en pointe figurant une olive. On prendpour cela un morceau de bois dur, noyer, poirier, etc., de 0 m ,03 envi-ron de diametre; on le monte dans un mandrin creux et on le de-grossit cylindriquement, puis on y pratique une cavite peu profondeet en forme de cone arrondi; on perce, bien au centre de cette cavite,un trou etroit au moyen d’une petite meche ä cuiller; apres quoi onabaisse la portee, on creuse le filet de vis comme ci-dessus, puis onebauche grossierement la forme de ce couvercle pyramidal, que l’ondetache d’un coup de ciseau.
On monte alors sur le tour, de la meme maniere, un autre mor-