TRAVAIL DES METAUX.
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lui a ete naturellement donnee d’abord a la forge). — Le Support estpourvu d’une cale en bois debout du meilleur chene. On appuie solide-ment le dos du crochet sur cette cale, le tranchant touchant la surfacede la piece, le manche presque perpendiculaire, tenu ferme de lamain droite, tandis que la gauche- serre avec non moins de force lefer, a peu de distance du crochet. Le Support est approche le pluspres possible de la piece, et monte de maniere que le tranchant del’outil puisse l’attaquer un peu plus haut que son axe ; un petit reser-voir place au-dessus — quand la chose en vaut la peine — laissedegoutter de l’eau sur le fer, pour l’empecher de trop s’echaufferpendant le travail; pour mouiller de petits objets, on se contente d’uneeponge imbibee d’eau.
Le tour en marche, le tranchant "de l’outil, presente un peuobliquement, entame la matiere ä laquelle il enleve de longs et mincescopeaux; on avance peu ä peu, ahn d’atteindre le rond dans un endroitavant d’en attaquer un autre, et Ton poursuit l’operation jusqu’a ceque la piece soit entierement cylindrique. Apres cela, on forme, avecles outils convenables, les moulures indiquees par le modele ; mais leplus difficile, et surtout le plus dur, est fait.
II ne nous est guere possible de faire autre chose, ici, que d’indi-quer la nature et la forme speciale des outils propres a tourner le fer,et la maniere de s’en servir pour les travaux courants. Le faconnagedu fer sur le tour offre, d’ailleurs, hien moins de ressources que celuidu bois et autres matieres relativement tendres que l’outil peut fouillerjusqu’aux entrailles; la force y est bien plus necessaire, en general,que l’habilete manuelle, et c’est surtout aux machines que Tondemande l’execution des pieces ^de precision et d’ajustage. Ges ma-chines sont pour la plupart des tours, il est vrai; mais le travail y estexecute par des outils montes sur des chariots mobiles, suivant desprincipes dejä exposes, et agissant automatiquement dans les direc-tions variees, determinees par le but qu’il s’agit d’atteindre. Indepen-damment des tours proprement dits, on rencontre dans les grandesusines metallurgiques des machines a percer, a forer, a aleser, etc.,qui n’y sont pas moins indispensables, et qui sont aussi, a tout pren-dre, des especes de tours. (Voir plus haut, ä l’article Machines-outils,la description de quelques-unes de ces machines.)
LES CANONS MONStRES. 7 — Les gros canons d’acier dont HerrKrupp a offert- les premiers echantillons a la curiosite publique sontformes de plusieurs pieces cylindriques , forgees au marteau-pilon