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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
tremite d’un manche de bois ne presentant pas d’autre particulariteremarquable. On appuie fortement ce manche sur le Support, en pre-sentant la surface gravee de la molette, qui tourne en meme tempsque la piece en oeuvre, imprimant successivement chaque partie de lagravure autour du point designe de cette piece. L’exemple le plussimple et le plus vulgaire qu’on puisse donner de cette sorte d’orne-ment, c’est l’espece de cordon qui entoure invariablement le boutonservant ä remonter ou a baisser la meche d’une lampe ordinaire, oude remplir le meme office, pas tout a fait de la meme facon, dans unehandelier. -
Le cuivre est livre au tourneur sous forme de pieces moulees, detubes et de feuilles minces. Sous ces deux dernieres fortnes, toutefois,cette matiere premiere appartient de preference au tourneur-repous-seur. Les fabricants d’instruments de musique, d’appareils de phy-sique et de quelques autres articles exigeant l’emploi des matieres lesplus diverses, consomment beaucoup de cuivre sous toutes les formesdans lesquelles la metallurgie le livre au commerce ou aux industriesspeciales; car ils sont a la fois tourneurs et repousseurs, et la divisiondu travail, chez eux, n’est pas toujours respectee dans son principe aupoint de dispenser un ouvrier de savoir tourner le bois, l’ivoire, lacorne et les differents metaux, et repousser ceux de ces derniers quise pretent le moins du monde a l’operation. Ainsi, u npieceur opticien,apres avoir tourne quelques cents de bonnettes en ecaille ou en büffle,se trouvera force souvent de se mettre ä faconner des barillets oudes culs-de-lampe de lorgnettes en cuivre, et reciproquement.
L’ARTILLERIE DE POCHE. — L’execution de l’embouchure d’unetrompette ou d’un cornet ä piston, celle d’un bouton de lampe n’offrentpas de grandes difficultes ni des peripeties bien emouvantes et que lepremier venu ne puisse prevoir. Un des objets en cuivre les pluscurieux a voir executer au tour—surtout quand on y a vu exe suter lecanon Krupp ou quelqu’un de ses cousins germains, —c’est le canonjouet d’enfant, destine a etre Charge de vraie poudre, a produire unevraie detonation suivie parfois de vrais degats, comme celle de songrand frere, — toute proportion gardee.
Le petit engin destructeur arrive de la fonderie entierementmoule, y compris les tourillons qui serviront ä le monter sur sonaffüt, mais plein. Monte dans un mandrin, il est d’abord fore, Operation qui donne moins de peine et s’execute plus rapidement qu’on ne seraitdispose ä le croire; puis la lumiere est percee a l’aide d’un petit foret