TRAVAIL DES METAUX.
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monte sur le tour, auquel est presente l’endroit a percer. Un certainnombre de ces canoris etant fores, il s’agit d’en tourner la surfaee,dont toutes les moulures ont ete en quelque sorte ebauchees a la fonte.Chaque piece est montee ä nouveau, comme pourrait l’etre un cylindrede bois de meme dimension, la bouche sur un tourillon de calibre, laculasse sur la pointe mobile; et une petite gouge pleine, de 0 m ,006a 0 m ,007 de diametre, est mise en requisition. Gela va tout seul, lagouge mord bien dans le cuivre; mais, comme le travail se fait a se6,il est prudent de se garer des copeaux brülants qui sautent de touscotes en une sorte de pluie de son metallique, au lieu de se detacheren rubans comme les copeaux du fer. En outre, 1’Operation demandea etre conduite avec precaution, surtout dans le voisinage des tou-rillons : le moindre ecart de l’outil suffit, en effet, a les faire sauter.La perte materielle n’est pas grande, sans doute, car tous les dechetsdu tourneur en cuivre prennent invariablement le chemin de la fon-derie; mais il y a perte de travail, et l’ouvrier ne peut arguer d’aucunebonne raison pour decharger sa responsabilite. Si l’ebauche s’est faitesans accident, le ciseau succede ä la gouge pour dresser la partieunie de la piece, puis les autres outils reclames pour l’execution desmoulures, et finalement le grain-d’orge pour dresser l’extremite oüs’ouvre la bouche.
Le canon est fait.
Les pieces des ouvrages de cuivre qui s’assemblent a vis ont rare-ment besoin du tour a fileter; le pas est generalement tres fin, et letemps d’arranger les manchons, une centaine de ces vis pourraientetre executees, sans peine ni tatonnements, a lavolee. Nous neparlons,bien entendu, que de vis tres fines, creusees ä la surfaee ou sur laparoi interieure des tubes, comme on en fait des quantites innombra-bles dans la construction des instruments d’optique d’usage courant.
TRAVAIL AU REPOUSSE, — Le tourneur en cuivre fait genera-lement le repousse. La matiere la plus ordinairement employee par lerepousseur est le cuivre, ou plutöt le laiton, qui est un alliage decuivre et de zinc dont les qualites partieulieres, et principalement lesheureuses dispositions ä reeevoir un beau poli, ont fait la fortune;mais l’etain, le plomb, le zinc, l’argent, l’or sont egalement travaillesau repousse, de meme que, a l’etat de fonte moulee, ils recoivent surle tour les formes les plus diverses. Mais nous pensons que, pourl’objet qui nous occupe en ce moment, la simple constatation du faitest bien süffisante.