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Tome premier.
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LES AKTS ET METIERS ILLUSTRES

IE TOUR ET SES ACCESSOIRES. — Le tour du repousseur, nous avonsdu tout au moins l’indiquer en passant, est un tour en l’air ordinaire;l’arbre n’a qu’un collet tournant entre les deux coussinets du montantde droite du bidet, pres du nez; par l’autre bout, il se termine enpointe tournant dans une crapaudine solidement maintenue dans lemontant de gauche. La roue motrice est Ie plus souvent placee sousle banc ; mais une grande roue independante, manceuvree ä bras parun komme de peine, la supplee pour les gros ouvrages. On profiteegalement de la force motrice en usage dans l’usine, et dont unederivation est apportee par un arbre de transmission muni d’untambour sur lequel passe une courroie engagee d’autre part sur untambour semblable fixe a l’arbre du tour ; mais, dansbeaucoup de cas,on s’en tient au moteur anime, plus maniable et generalement süffisantpour le cuivre, et seul applicable au travail des metaux precieux.

Le nez de l’arbre du tour a repousser est perce d’un trou centraltaraude, dans lequel s’emmanche la partie filetee d’une brocbe me-tallique destinee a traverser un mandrin et se terminant par un epau-lement ä son extremite libre, ce qui lui donne un peu l’aspect d’unevis de lit. Voici quel est l’emploi de cette broche. La plaque metal-lique a repousser ne peut evidemment l’etre que sur la surface d’unmandrin solide; ce mandrin monte sur le nez de l’arbre, la feuille decuivre est appliquee dessus de maniere que son trou central concordeavec celui qui traverse le mandrin de part en part dans ce but, et parsuite avec le trou taraude de l’arbre; alors, on prend la broche,garnie d’une rondelle de bois plus ou moins epaisse, s’appuyant surson epaulement, et l’on introduit son extremite taraudee dans la Seriede trous, jusqu’ä celui de l’arbre : arrivee lä, la vis s’engage dans sonecrou, et, en la serrant autant qu’il est necessaire, on arrive a fixersolidement la feuille de cuivre sur son mandrin.

Le support en fonte, ä colonne creuse dans laquelle tourne etglisse librement la tige cylindrique de la cale egalement en fonte, estde rigueur; cette cale est, en outre, percee sur sa ligne d’appui deplusieurs trous verticaux oü l’on introduit successivement, suivantles besoins du travail, une cheville metallique s’elevant perpendicu-lairement de 0 ra ,03 a 0 m ,04 au-dessus de ladite ligne. Cette chevillesaillante sert a arc-bouter fermement l’outil pendant qu’il exerce unepression de son extremite emoussee sur la feuille metallique en ceuvre.

Les outils dont se sert le tourneur-repousseur, destines qu’ilssont ä repousser sur un mandrin une plaque mince de metal, n’ont, eneffet, aucun pretexte pour couper; sauf le grain-d’orge, qui sert ä