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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
levres pourront etre facilement rapprochees ensuite ; et il n’y paraitraplus.
Les disques ainsi prepares sont soumis ä l’operation du recuit,dont l’objet est d’accroitre la ductilite du metal; puis on les monte surle tour comme nous avons dit, et l’on serre fortement la broche dessus.La plaque de cuivre est ensuite graissee pour faciliter l’action du bru-nissoir. On approche le support, sa cheville de fer implantee dans letrou de la cale le mieux place pour appuyer utilement l’outil, dontl’extremite polie est pressee avec force contre la partie centrale, etdirigee de meme, en suivant jusqu’ä son bord exterieur la face dumandrin, pour y appliquer dans toute son etendue la feuille metallique.
Nous avons dit que ce premier mandrin ne presente que la formegenerale de l’objet ä reproduire; toutefois, certaines pieces de petitejimension peuvent etre terminees ä premiere passe. Pour les autres,trois ou quatre passes sont souvent necessaires. Dans les ateliers, oncommence par soumettre ä la premiere passe toutes les pieces d’unecommande; puis, de meme, aux autres passes successivement. Entrechaque passe, ou tout au moins apres deux, le metal est redevenu,sous la pression du brunissoir, aussi dur que s’il sortait du laminage ;il faut alors de toute necessite le recuire, ou bien, ä la prochainepasse, il se dechirerait infailliblement.
Une sage entente de la division du travail fait remettre aux mainsd’ouvriers differents l’execution de chaque fagonnage isole, aün qu’iln’y ait pas necessite de demonter les mandrins sur les tours en marche;un autre ouvrier a egalement la responsabilite du recuit.