490
LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
A
ABRICOTIER. — L’abricotier fait partie de la grande famille desrosacees, composee de vegetauxtres divers, mais dont les fleurs sonttoujours disposees en forme de rose; le type de cette famille est eneffet le rosier. Avec l’amandier, le prunier, le pecher, le cerisier, etc.,il y forme la tribu parfaitement distincte des amygdalees, qui portentdes fruits ä noyau, et par consequent ä amande ( amugdaU , en grec).II s’en faut que les arbres que nous allons voir defiler devant nous,meme les plus connus, occupent dans la Classification une place aussiclairement et aussi heureusement determinee; par contre, l’abricotierest incomparablement plus precieux comme arbre fruitier que commebois d’ebenisterie.
Ge bois, jaunatre, orne de veines plus foncees, rougeatres oubrunes, et semees quelquefois de taches rouges, d’une structure fibreusedure et compacte, est loin d’etre sans beaute; il se travaille assezbien et peut meme recevoir un beau poli, non sans peine toutefois;mais le coeur est rarement sain, et le debitage ne peut guere donnerque des morceaux propres ä etre employes par le tourneur et letabletier.
Il y a de tres nombreuses especes d’abricotiers, mais qui offrenttoutes les memes defauts, simplement parce qu’on ne les abat quelorsqu’ils sont deja vieux, c’est-a-dire steriles.
L’abricotier de Saint-Domingue, au bois blanchatre, filandreuxet mou, est employe dans l’Amerique centrale , son pays d’origine, ala fabrication de meubles communs, de chaises, etc.; il entre aussidans la construction des charpentes legeres ; mais ii n’appartient pasä la meme famille, et c’est une mammee, dont le fruit a a peine l’appa-rence exterieure de l’abricot.
ACACIA. — Le genre acacia, de la famille des legumineuses,comprend un grand nombre d’arbres et d’arbrisseaux habitant la zoneequatoriale, et qui sont tres utiles a l’industrie, ä des titres divers.Nous sommes redevables, en effet, ä ces vegetaux, de la gommearabique et de beaucoup d’autres gommes non moins precieuses,d’une espece de laque, du cachou, de tanin, et de matieres colo-rantes variees. Quant a son bois, presque toujours tordu, l’ihdustrie,l’ebenisterie surtout, n’a aucune raison d’en essayer l’emploi quandeile en a tant d’autres sous la main, et nous nous serions abstenu de