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parier de l’arbre, qui ne se montre guere sous nos latitudes, sans unetoute petite circonstance qui amenait forcement son nom sous notreplume.
Parmi les arbres preferes pour l’ornement de nos parcs et despromenades publiques, il en est peu d’aussi elegants que celui dontnous voulons parier, avec sa haute tige grise, ses rameaux presses,couverts de petites feuilles ovales, « imparipennees, » d’un vert lumi-neux et gai et ses tleurs blancbes pendant en longues grappes deli-cieusement parfumees le long des avenues, quand mai tire a sa fln.Or cet arbre, originaire de la Yirginie, et introduit en France , en 1635,par le botaniste Yespasien Robin, sous les especes d’un jeune individuaussitöt repique au Jardin des Plantes de Paris , oü il continue devivre et se porte comme un charme, — cet arbre, disons-nous, estcommunement, mais tres improprement, designe sous le nom d 'acacia;de la meme famille que ce dernier, ä la verite, il y constitue toutefoisun genre parfaitement distinct quant aux caracteres exterieurs surtout,et auquel on a donne le nom de son introducteur en France : c’est lerobinier faux acacia. Sa croissance est tres rapide, c’est ce qui l’afait choisir pour l’ornement des promenades publiques, dont ceux quien ont le soin ne sont pas fäches de pouvoir jouir; sa propagation estegalement facile.
Le bois du robinier faux acacia est jaunätre tirant un peu sur levert, poreux, mais fort dur; il est cassant si on l’emploie en frag-ments de peu d’epaisseur, mais elastique et resistant en gros mor-ceaux; enfin, il peut recevoir assez aisement un beau poli. On l’em-ploie dans les travaux de charpente et les constructions navales, dansla menuiserie, la carrosserie, l’ebenisterie et le tour. On en fait desechalas, des brancards de voiture, des rais et des moyeux de roues,des poulies, des roulettes de lit, des cercles de cuve, des mortiers etdes pilons, des vis et des meubles de toute espece. Ajoutons que cebois prend tres bien toute Sorte de teinture.
Si l’ebenisterie dedaigne l’acacia vrai, ce n’est peut-etre pas enparfaite connaissance de cause, et il se pourrait que quelques especesfussent dignes de plus d’attention. On nous assure, en effet, queVacacia lebbeck, qui croit principalement aux lies Maurice, de laReunion et du Gap-Vert et sur la cote du Malabar, et dont les feuillesservent de savon, dit-on, aux indigenes, offre un bois d’ebenisterictres beau, capable de rivaliser avec le citronnier, de fournir en tontcas la plus belle imitation possible de ce bois eher.
Nos colonies abondent en essences precieuses, malheureusement